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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak


L’office national de radiodiffusion et télévision du Tchad (ONRTV) est bel et bien écouté et regardé par un grand nombre de nos compatriotes vivant à l’étranger, et ceci par le biais du parabole (Satellite Nilsat ), ou bien sur Internet via ( Télé Tchad directe ).

Cette diaspora Tchadienne de l’étranger ne regarde pas la Télé Tchad dans une optique nostalgique de chose, mais tout simplement d’une manière patriotique sur les thèmes relatifs aux problèmes politiques ainsi que les conditions de vie de nos compatriotes.
De nos jours, au pays de Toumaï, on peut estimer à dix pour-cent (10%), notre population qui suit réellement de pré les actualités nationales. Nos amis (es) politiques restent largement les mauvais élèves, suivi des hommes d’affaires et les commerçants dans cette tranche de dix pour-cent (10%). Une raison parmi tant qui explique cette fracture sociale entre les hommes politiques et leur base.
Sur l’autre face de la nommais par contre, quatre vingt pour-cent (80%) des hommes politiques, les directeurs, les chefs de services, et les commerçants suivent avec un intérêt particulier la radio ou la télé, les décrets présidentiels appelé communément « DECRET BACKA » sortie tout droit du palais rose. En toute connaissance de cause, logique ou pas, il ne nous faut pas un dessin pour comprendre.
Toujours dans ma projection, j’estime que les quatre vingt dix pour-cent (90%) de la population qui ne suit pas les actualités nationales, cela est du à plusieurs facteurs. Le délestage dans la capitale qui est aujourd’hui synonyme de « SALAM ALEKOUM » est très pénalisant pour faire fonctionner un appareil quelconque.
La cherté de vie est un tsunami locomotif traînant avec lui la Pauvreté, l’insécurité, la maladie, la prostitution, les corruptions, etc.… Au levé du jour, cette tranche de la population majoritaire, part à la recherche de quoi survivre lui et les siens. Suivre, ou chercher à comprendre sur les actualités nationales relève du miracle, voire même de l’impossible.

Cette lecture de constatations nous ramène tout droit au 18éme semaine de cette année 2014 ou l’émission de dabalaye sur la canicule au Tchad, et plus précisément dans la capitale tchadienne.

 

Cette vague de chaleur dans ce reportage a eu un impacte direct sur les nourrissons et bébés malades de rougeole à l’hôpital Tchado –Chinois de N’djamena et les élèves d’un lycée en sureffectif, à raison de quatre élèves par table dans la classes avec cette forte chaleur. Ils n’arrivent plus à suivre les cours de la dernière heure (11h à12h)

Aujourd’hui, les points focaux par excellence du président de la république, et son gouvernement restent la santé, l’éducation, l’agriculture et l’élevage. En ce qui concerne la santé, et malgré les avancés net en matière des ressources humaines, infrastructures et les matériels médicaux. Beaucoup reste à faire hélas. Dans ce reportage de dabalaye l’hébergement et, les pratiques des actes médicaux ne sont pas à la hauteur d’un pays émergeant à l’horizon 2025. L’asepsie qui est la basse même de la médecine est bafouée. Toute fois les images parlent t elle-même. Le port de gants est renvoyé à la calanque grecque. Pire encore, dans ce même reportage on voit les nourrissons, et les enfants malades de rougeole, hébergés dans une salle en tôle galvanisée, improvisée à cette occasion en unité d’urgence sous cette chaleur de plomb. Dans ce pays malheureusement, certains responsables programment des projets dans le seul but d’avoir les dix pour-cent (10 %) connu des Tchadiens.
Notre pays le Tchad n’est pas celui de l’année 1990. Grâce aux ressources du pétrole, nous voyons à travers la télé Tchad des hôpitaux construits dans la plus part de nos régions, même si on constate des imperfections dans ce domaine. Si non comment expliquez vous cette salle d’urgence en tôle galvanisée accueillant les nourrissons et les enfants malades en pleine canicule ?

L’année dernière la réussite au bac est de huit pour-cent (8%) surtout l’étendu du territoire nationale. Cet score explique à quel point le niveau l’enseignement avait chuté d’une manière vertigineuse
Le président s’impliquait personnellement en chef d’orchestre, et Joseph Djimnagar Dadnadj (Ancien premier ministre du 21/01/2013 au 21/11/2013) et son gouvernement battaient le pavé. L’éducation devenait une urgence et, une priorité incontournable de la politique du gouvernement. On multipliait les réunions, les ateliers, les forums entre les politiques, les syndicats des enseignants, et l’association des parents d’élèves.

Toutefois, cette canicule d’après le reportage de l’émission dabalaye montre une fois de plus les problématiques de l’enseignement dans notre pays. Les enseignants et les élève interrogés sur cette vague de chaleur, tous sans exception parlent du problème de sureffectifs dans les classes, les ventilateurs ne fonctionnent pas faut d’électricité, les bruits insupportablement cahiers transformés en éventail pendant les cours. La transpiration, le manque d’air, tout ça fait que la classe dégage une odeur difficile à supporter. La concentration n’est pas à son top. Les majorités sèchent les cours de la dernière heure. Ses désagrément auront sûrement de répercutions sur les classes d’examens.

Le paradoxe est très frappant entre l’émission de dabalaye sur cette canicule ou on voit les nourrissons, enfants (malade de rougeole) et les élèves qui n’arrivent pas à suivre les cours, par rapport au maire de la ville de N’djamena, et ses membres de jury qui sillonnent les grandes artères, à la recherche des plus belles façades des maisons.

Nos enseignants, nos élèves, et nos enfants malades de rougeole ne méritent- ils pas plus qu’une façade.
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ADOUM BELGOTO

TELE TCHAD : Dabalaye sous microscope