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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

‘’ Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux.’’ - Étienne de La Boétie.

Avec la surenchère faite lors de la précédente campagne présidentielle, la jeunesse sénégalaise espérait voir à l’ère de cette nouvelle gouvernance ses exigences être prises en compte. A l’heure des faits, la situation du secteur éducatif secouée par une spirale de violences continue de susciter de vives inquiétudes. En allant au fond des choses pour comprendre la substance de ces fréquents troubles l’on a pu constater que l’incompétence avérée et la mauvaise foi manifeste de Macky Sall sont à l’origine du mécontentement légitime de ces universitaires lésés et laissés à eux même.

 

Sous l’autel des injonctions des bailleurs de fonds, le nullissime cancre de la présidence a supprimé  la généralisation des bourses pour épurer l’espace universitaire. La confiscation de cet acquis, obtenu après d’âpres combats de hautes luttes, les a mis dans un état de vulnérabilité sociale. Les novices communément appelés nouveaux bacheliers sont asphyxiés financièrement parce qu’ils n’ont pas reçu pour la majorité la subvention mensuelle qui leur permet de survivre.

 

Leurs ainés qui sont en licence et en Master 1, en plus d’avoir connu une hausse fulgurante de leurs frais d’inscription, courent le risque de ne pas être admis en classe supérieure non pas parce qu’ils n’ont pas réussi leurs examens mais simplement parce que leur ministre de tutelle veut les châtier. Le processus sélectif brandi par la ministre Marie Niane n’a d’autres buts que de pousser à l’échec scolaire ces braves étudiants qui ont commis le pêcher d’être issu de familles modestes. S’appuyant sur des arguments tirés par les cheveux ce braconnier des ressources publiques, épinglé pour détournement de dénier public par l’audit des ressources et des dépenses de l’UGB, veut les contraindre de force à abandonner les études.

 

En plus de la marginalisation dont ils sont victimes, ces futurs soutiens de famille sont confrontés à l’occupation illégale de l’espace universitaire par des voyous portant l’uniforme de la police. Pris en étau dans cet insupportable calvaire, ces jeunes patriotes pour barrer la route au forcing de ce régime, qui est en train d’hypothéquer leur avenir ainsi que celui des générations à venir,  mais aussi pour être dans des conditions de vie et de travail plus humaines ont alors jugé utile d’exprimer pacifiquement leurs indignations en descendant dans la rue. Mais c’était sans compter sur le cynisme du fossoyeur de la démocratie sénégalaise Michelin, qui pour voiler sa nullité a décidé de bafouer leurs libertés individuelles.

 

En ordonnant, en plein conseil des ministres, aux limiers d’agir avec la plus grande fermeté le stagiaire de la présidence leur a explicitement donné le feu vert pour qu’ils puissent abuser en toute impunité de leur autorité pour réprimer, agresser et piller les chambres des étudiants. Ainsi pour maintenir arbitrairement les étudiants sous le joug de la peur, cette milice de malfaiteurs abusant de cet ordre du chef de la transition ne s’est pas privée de violer sauvagement 07 étudiantes et d’emprisonner 22 étudiants qui cherchaient des portes de sortie pour fuir leurs brimades.

 

Ces brigands prétextant le diktat de Macky Sall ne sont pas limités à torturer ces jeunes, ils sont entrés par effraction dans leurs chambres pour les harceler, les persécuter et y casser 75 ordinateurs portables. Ces forces du désordre ont versé le sang de 135 étudiants à coup de balles blanches,  de grenades lacrymogènes et de matraques dont certains ayant pris peur ont sauté à partir des fenêtres du 3 éme étage, d’ où les 27 fractures notées. Ces exactions commises contre ces étudiants ne vont pas rester impunies.

 

La jeunesse sénégalaise, plus particulièrement la communauté estudiantine, réclame la traduction immédiate du commanditaire de ce carnage qui n’est personne d’autre que Macky Sall devant la haute cour de justice et sa destitution pour haute trahison. Ses pions, à savoir la ministre de l’enseignement supérieur Marie Niane et les généraux qui ont pris, sous divers degrés, part à ces atrocités seront également poursuivis devant la justice sénégalaise et devant les organismes juridiques internationaux, comme étant des complices de cet apprenti dictateur.

 

Au nom du peuple Sénégalais nous réclamons l’indemnisation des étudiants blessés, l’arrêt définitif de cette réforme mal ficelée et mal entreprise. Nous exigeons des forces républicaines qu’elles mettent fin à cette sauvagerie en quittant immédiatement l’environnement universitaire. Nous  exigeons également qu’elles abrogent ce supplice qu’elles font subir à ces jeunes sénégalais qui ne font que réclamer ce qui leur revient de droit.

Moïse Rampino

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les étudiants se trompent de cible