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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Introduction

 

Le 4ème Congrès du Parti a eu lieu à Gounou-Gaya, Département de la Kabbia, Région du Mayo-kebbi-Est du 7 au 10 mai 2009. Par la tenue des assises de l’Organe Suprême, l’UNDR comme depuis sa création en 1992 a une fois encore respecté ses textes de base. C’est à ce Congrès que les textes de base ont été modifiés en substance et la périodicité des Congrès est passée de 4 à 5 ans. Une motion spéciale a donné les orientations nécessaires aux dirigeants du Parti issus du Congrès de tenir compte des « aspirations légitimes des différentes régions du Tchad à abriter les différentes rencontres statutaires ». En d’autres termes le Bureau Exécutif National est mandaté de « prendre les dispositions nécessaires, en accord avec les villes candidates, pour désigner le lieu du 5ème Congrès Ordinaire du 2014 ».

Des consultations ont aussitôt commencé en direction des villes susceptibles d’abriter les présentes assises. Deux Chef- lieux de Région ont manifesté leurs candidatures à cet effet, et après analyses des critères d’organisation soumis aux villes de Mongo dans le Guéra et Moundou dans le Logone Occidental, le dossier de Moundou a été retenu. Les camarades de Mongo ne s’étant plus manifestés de façon précise, le Bureau Exécutif a donc tranché et voilà comment nous organisons présentement le 5ème Congrès dans la capitale économique du Tchad.

Le rapport d’activités qui vous sera soumis relate comme son nom l’indique, ce que l’organe d’exécution du Parti a pu mettre en action et ce conformément aux grandes décisions du 4ème Congrès. Il s’agira donc de faire le bilan qui se veut le plus objectif et exhaustif possible, des applications qu’à faites le Bureau Exécutif, des résolutions et le suivi des différentes recommandations à l’intention de la classe politique tchadienne dans son ensemble.

Tout naturellement, à différents degrés des structures du Parti, consignes écrites ont été données au moins trois mois à l’avance pour une bonne qualité des rapports qui seront produits afin d’éclairer les congressistes sur la marche du Parti et pour leur permettre de prendre des décisions pertinentes pour le futur.

 

  1. Le degré d’application de la résolution et de suivi des recommandations et motions

La résolution sur la vie du Parti a énuméré un chapelet d’actions pour la marche du Parti. En treize (13) points, le Congrès a donné les grandes orientations pour les cinq (05) années suivantes à savoir :

  1. Le degré d’application de la résolution et de suivi des recommandations et motions

La résolution sur la vie du Parti a énuméré un chapelet d’actions pour la marche du Parti. En treize (13) points, le Congrès a donné les grandes orientations pour les cinq (05) années suivantes à savoir :

  1. L’optimisation des moyens du Parti pour aborder les échéances électorales par une vaste mobilisation des militantes et militants ;
  2. La structuration des Cellules du Parti sur toute l’étendue du Territoire National ;
  3. Le lancement d’une vaste campagne de sensibilisation pour susciter de nouvelles adhésions au Parti ;
  4. La création des commissions techniques pour préparer méticuleusement les échéances électorales ;
  5. La réaffirmation de l’appel adressé aux militants pour leurs contributions financières, matérielles, logistiques effectives pour affronter les échéances électorales ;
  6. La proposition par le Bureau Exécutif des stratégies novatrices pour la redynamisation du Parti ;
  7. Au Bureau Exécutif national de prendre une décision relevant le taux de cotisation statutaire ;
  8. Aux militants à se faire recenser massivement lors du recensement général de la population et de l’habitat et du recensement électoral ;
  9. Aux militants d’observer à cette occasion une extrême vigilance pour faire échec à toutes tentatives de manipulation des opérations de recensement électoral ;
  10. Au Parti de prendre toutes les dispositions adéquates pour une représentation qualitative à la CENI et à ses démembrements ;
  11. Au Parti d’être vigilant en vue de l’application intégrale par les Partis signataires de l’Accord du 13 août 2007 sur le renforcement du processus démocratique au Tchad ;
  12. Au Parti de prendre toutes les dispositions pour contribuer à l’unité d’action de l’opposition démocratique pendant toutes les élections (désistement en faveur du candidat de l’opposition le mieux placé pendant les présidentielles, et la constitution des listes communes pour les législatives, les communales et les locales) ;
  13. Au Parti de mener et d’entretenir des relations de collaboration avec des Partis politiques africains et des autres Continents partageant les mêmes valeurs idéologiques.

Cette résolution est un véritable programme politique qu’il faut mettre en musique, une feuille de route claire à suivre. Ce que le Bureau Exécutif a tenté de faire avec des fortunes diverses.

 

  1. Les structurations, restructurations des Organes de base

Elles ont été lancées dans plusieurs localités lors des descentes sur le terrain du Président National, des Députés et Conseillers, ainsi que les membres des Comités de soutien. La recomposition du Bureau Exécutif opéré comme il est de coutume après chaque Congrès a permis de donner du sang neuf à plusieurs Secrétariats nationaux. Des propositions de reprises en main des Cellules du Parti ont été discutées et mises en application par le Bureau Exécutif. La série de voyages sur le terrain organisés par le Bureau Exécutif entre dans cette stratégie, laquelle a été clairement indiquée par le Congrès de Gounou-Gaya. Une série de descente dans les comités régionaux, départementaux et locaux a été programmée dirigées ou non par le Président National.

1ère grande mission d’investigation

Par décision n°013/UNDR/BE/1VPAF du 05 juillet 2011, une Commission de réflexion sur le bilan de la participation aux élections législatives de 2011 a été créée. Il s’agissait de mener des investigations poussées auprès des Comités du Parti à travers tout le pays en vue de mesurer l’impact de la participation du Parti à la 3ème consultation électorale pour les législatives ;

Etant donné que les élections législatives constituent le baromètre le plus objectif des forces et faiblesses de l’UNDR, cette mission était rendue indispensable car le Bureau Exécutif, se faisant l’écho des militants, voulait avoir l’avis direct des organes de base sur la question suivante : Avec dix (10) députés sur trente neuf (39) candidats présentés aux législatives, l’UNDR a-t-elle obtenu des résultats à la hauteur de ses ambitions ?

Il fallait donc pour les instances dirigeantes de bien cerner la dynamique des élections d’apprécier de façon critique toutes les conséquences des décisions prises par le Parti notamment le boycott des présidentielles. Des pistes de solutions pour l’avenir devraient être dégagées pour aboutir à une stratégie nouvelle du Parti pour les échéances futures.

La mission composée de huit (8) camarades s’est scindée en quatre (4) équipes pour couvrir le Centre Est, le Sud, le Sud-ouest et la ville de N’Djamena.

La mission du Centre composée de Doosna Davounoumsou, Wambel Assoucia Nguéli et Weugabba Patalet Titus s’est rendue à Am-Timan, Abéché, Mongo, Bokoro du 17 au 25 août 2011.

Dans ces différentes localités la mission a organisé plusieurs séances de travail sur le fonctionnement du Parti, les attentes des militants, les questions électorales et les perspectives. Les différents comités, après avoir exprimé leurs préoccupations face aux difficultés matérielles et financières qu’ils rencontrent ainsi que les rapports difficiles qu’ils entretiennent avec les Autorités locales toutes acquises au MPS ont fait des suggestions :

  • La mise à leur disposition des cartes d’adhésion, le matériel de sensibilisation, la formation des militants sur les idéaux du Parti ;
  • Une communication permanente entre la base et le Bureau Exécutif.

Dans les zones d’Am-Timan et d’Abéché, la commission a ramené les analyses pertinentes suivantes :

L’UNDR a brillamment gagné les élections dans la Région du Ouaddaï, or le régime en place qui considère que cette Région représentative de toutes les communautés du Nord est son fief, avait déjà conçu un mode spécial de désignation des élus de la Région (la fraude massive avec le vol des sièges). Pour le Pouvoir, si l’Opposition représentée par l’UNDR enlève les Sièges de cette zone, le Pouvoir MPS n’aura plus une base politique au Tchad et ne tiendra donc pas longtemps. C’est pourquoi, il a tout fait pour arracher la totalité de la victoire de l’UNDR.

La commission d’autre part a rapporté que dans le Ouaddaï et le Salamat les militants de l’UNDR sont traqués par les autorités administratives, militaires et policières comme s’ils étaient des rebelles. Malgré cette hostilité les militants contribuent à l’amélioration des conditions sociales des populations en critiquant ouvertement les dérives des Autorités. Ils s’estiment être encouragés dans leur engagement par les prises de position du Parti, notamment celles du Président National qui se distinguent des autres dirigeants de l’Opposition lorsqu’il dénonce la mauvaise gestion du pays par le MPS. En dépit des difficultés matérielles et financières, le Parti s’est structuré et les militants participent régulièrement à toutes les sessions statutaires du Conseil National du Parti.

Les organes dirigeants de Mongo ont reçu également la mission. A l’issue des discussions, les militants estiment que le Parti respecte sa ligne politique, le Président National veille aux questions liées aux intérêts nationaux du pays. Les mêmes difficultés de fonctionnement des structures du Parti ont été évoquées.

A Bokoro, la mission a fait le constat selon lequel, le Parti y est implanté depuis pratiquement sa création. Il suffit que les moyens conséquents soient donnés aux organes de cette Région pour que l’UNDR se porte bien en termes de nombre de militants car, les responsables locaux évoquent les précarités matérielles et financières pour ne pas tenir comme ils le souhaitent des réunions avec les militants.

II. la mission de la zone Sud-ouest

Elle es composée des camarades Démangassou Kadir II et Monodji Nadji. Les comités du Lac-Léré, Mayo-Dallah, Tandjilé-ouest, Lac Wey, la Pendé, Kouh-Est et Mayo-Lémié ont été visités.

5ème Congrès Ordinaire 11 – 13 avril 2014 à Moundou, Région du Logone Occidental
5ème Congrès Ordinaire 11 – 13 avril 2014 à Moundou, Région du Logone Occidental

A quelques exceptions près, le constat fait sur le terrain est le même qu’ailleurs. Un regain d’activités des cellules du Parti est constaté ; la nécessité pour le Bureau Exécutif d’effectuer des tournées dans ces localités a été réaffirmée. Cette zone comprend Bongor, Gounou-Gaya, Fianga, Sarh et Koumra . Les camarades DANHALNE  TAO Malachie et KEIKERE Nelson l’ont sillonné du 19 au 24 Août 2011. Des suggestions et attentes recueillies sur le terrain il y a l’aide matérielle et financière réclamée du Bureau Exécutif aux cellules locales, la qualité des candidatures aux élections législatives ainsi que les modes de leur désignation.

Dans le Département du Barh Koh, la mission a constaté les conséquences des opérations de sape de l’ex camarade (et aujourd’hui défunt) Beassingar Simon  entreprises à Sarh suite à sa défection pour rallier le MPS. Mais les structures de base existent. Il suffit de les réveiller car les militants de l’UNDR originaires de cette Région sont nombreux. Ils manquent d’encadrement d’où la nécessité de restructurer les organes de base le plus rapidement possible.

La mission de la ville de N’Djamena

Elle était dirigée par le camarade (défunt Ngang Nissouabé). Sur les dix (10) Arrondissements de N’Djamena elle n’a pu travailler que dans quatre (4) ; à savoir les 9°, 7°, 6° et 1er Arrondissements.

Au cours des rencontres organisées, les militants ont critiqué la léthargie dans la capitale. Pour le 9° Arrondissement, les militants estiment d’une manière générale que c’est par un coup de chance que le Parti a pu décrocher un Député. La campagne dans cet Arrondissement s’est mal déroulée ; les candidats eux-mêmes étaient absents sur le terrain. Des reproches ont été faits à l’endroit du Bureau Exécutif pour le choix des candidats. Des problèmes rencontrés par les délégués du Parti aux démembrements de la CENI ont été soulevés dans tous les Arrondissements. Des recommandations proposées par la mission au Bureau Exécutif, il y a ce qui suit :

  • Que le Bureau Exécutif cesse de s’impliquer dans le choix des têtes de listes des candidats ;
  • Que le choix des candidats aux diverses élections se fasse sur la base de leurs aptitudes, intégrité morale et intellectuelle ;
  • Qu’il faut remettre les moyens de la campagne à la direction de campagne et non aux candidats, car certains candidats confisquent ce qu’on remet lorsqu’ils ne sont pas en tête de liste.

Au 6° Arrondissement, les organes du Parti ne fonctionnent pas depuis des années. Pourtant c’est dans cet Arrondissement municipal que sont concentrés beaucoup d’élites du Parti dont le Président National. Les structures existaient bien dans cet Arrondissement, mais après les élections de 2001, les activités s’y sont interrompues sans que l’on n’y trouve des solutions. Des voix se sont élevées pour déplorer le manque de moyens financiers et matériels. Même constat fait pour le 1° Arrondissement qui était parmi les plus actifs au lancement du Parti.

Au terme de cette grande mission d’enquête commanditée par le Bureau Exécutif pour la première fois, voici les suggestions générales reçues :

  • Que les prochaines consultations électorales se tiennent avec les cartes biométriques ;
  • Que le Parti organise des séminaires de formation, dénommés séminaires de conscientisation des militants fondés sur la gestion d’un Parti politique, les devoirs et droits des militants au sein d’un Parti ;
  • Que le Parti organise des séminaires culturels entre les différentes régions du Tchad ;
  • Que le Parti organise un recensement de tous les militants, région par région et catégorie par catégorie ;
  • Que le Parti tisse et renforce les relations d’amitié avec les autres Partis tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays ;
  • Que le Parti mène des enquêtes dans les circonscriptions avant d’investir les candidats ;
  • Que le Parti crée un Comité National de quête afin de renforcer les caisses du Parti ;
  • Que le Parti organise des visites équitables entre les Régions du pays ;
  • Que le Parti élargisse le nombre de postes au Bureau Exécutif afin que toutes les Régions soient représentées ;
  • Que le Parti institue un mécanisme permanent pour contraindre les militants à s’acquitter de leurs cotisations statutaires (désigner des collecteurs par ministères ou par services pour les employés du public et du privé, encourager les contributions en nature pour les ruraux) ;
  • Que le Parti exige des députés d’effectuer des visites périodiques dans leurs circonscriptions électorales respectives.

Deuxième grande mission du 02 au 08 mai 2012 dans les Régions du Sila et du Guéra

Elle est conduite par le Président National. C’est une forte délégation de trente et trois (33) personnes à bord de 12 véhicules décidée par le Bureau Exécutif en raison des préoccupations du Parti au lendemain des échéances électorales. Sa feuille de route est de :

  • Rencontrer les comités régionaux, départementaux et locaux ;
  • Participer à la restructuration des organes dirigeants de ces Régions ;
  • Insuffler aux organes une dynamique de combat politique ;
  • Susciter chez les populations de ces Régions l’intérêt pour qu’elles militent dans le Parti ;
  • Démentir les spéculations du MPS selon lesquelles l’Est constitue son fief traditionnel.

 A Abéché la ville fut tenue en haleine pendant tout le séjour de la délégation.

1ère activité très forte de symbole : une conférence – débat organisée sur une thématique politique dense. L’année 2012 est déclarée en effet année de célébration des 20 ans d’existence de l’UNDR. Deux décennies c’est beaucoup, mais peu en même temps pour un Parti politique de l’Opposition dans un pays où règne une démocratie de façade. Mais le sacrifice des militants de l’UNDR en vaut la peine car la lutte politique pérenne peut se situer longtemps dans l’histoire. Le cas de l’emblématique « Congrès National Africain » (ANC) de l’Afrique du Sud sert de repère.

En clair, les difficultés et souffrances, les sacrifices de toutes sortes subies par les militants sont considérés comme un aiguillon pour poursuivre la lutte qui n’est pas une promenade de santé.

« Les hommes passent mais les organisations restent » Par cette  introduction de la Conférence – débat, le Président National Saleh KEBZABO a indiqué devant un auditoire acquis que « le travail qui s’accomplit aujourd’hui va être dans les prochaines années confié à la jeunesse qui prendra la relève ». Il est alors demandé à la jeunesse de s’assumer pour demain, être apte à assurer la relève préparée par les dirigeants actuels.

Passant en revue les pratiques politiques du régime MPS, le camarade Saleh KEBZABO n’a fait que rappeler ce que l’UNDR affirme depuis sa création en 1992. Tellement aucun changement n’a marqué la politique de gestion du MPS car la mauvaise gouvernance du Tchad reste la règle. C’est dans un Etat en réalité informel que vivent les Tchadiens. Le baromètre d’un Etat démocratique est absent parce qu’il n’y a eu aucune élection libre et transparente jusqu’ici et la liberté d’expression et d’opinion reste à conquérir de même que la libération politique des citoyens tchadiens. Il faut rappeler que la chape de plomb qui s’abat sur les populations des provinces est telle que l’on se croirait aux époques obscures des Empires et autres Royaumes prédatrices des droits du citoyen.  Un exemple significatif, la location temporaire d’une maison pour abriter la délégation de l’UNDR à Abéché fut un véritable parcours du combattant. Et la salle de réunion de la Maison de la Culture a été refusée par le Gouverneur pour abriter la Conférence – débat animée par le Président National.

Les échanges sur la situation économique, politique, sociale, culturelle entre l’auditoire captivé et le Président National de l’UNDR ont été à la hauteur du thème choisi, car tout le monde est d’accord que le Tchad se porte mal. Et pour illustrer ce constat, la Conférence – débat a été marquée par un fait tout à fait insolite. M Mahamat Moussa, membre du bureau Régional du MPS du Ouaddaï présent dans la salle a médusé l’assistance en faisant une déclaration fracassante. Il estime que le 1er Responsable de l’UNDR n’a pas été assez dur vis-à-vis du MPS le Parti auquel il appartient car dit-il, les dirigeants du MPS sont des voleurs, des criminels. Ce fait divers dénote de l’état d’esprit qui prévaut dans l’arrière pays par rapport aux comportements des responsables du Parti au Pouvoir qui est en train de détruire le Tchad. Cet exemple montre que la plupart des militants du MPS le sont par calcul d’intérêt à contre cœur ou par peur ; pas par engagement.

La rencontre plus spécifique avec les organes du Parti s’est poursuivie toute la soirée et a porté sur le fonctionnement du Parti ; le respect des mots d’ordre concernant le boycott des présidentielles par l’Opposition ainsi que le hold up perpétré pendant les législatives à Abéché où les voix de l’UNDR ont été purement et simplement confisquées.

Malgré cette forfaiture du MPS, le rapport de force à Abéché et dans toutes la région du Ouaddaï est clair. L’UNDR est la force politique en face du MPS. La fausse idée véhiculée par le MPS selon laquelle tout le grand Nord y compris l’Est du pays est interdit à d’autres organisations politiques, a volé en éclat. Il reste maintenant à l’UNDR de poursuivre son implantation car l’avenir s’annonce à cet effet positif vu l’accroissement soutenu du nombre de militants et sympathisants dans la région en faveur du Parti.

L’autre thème fort développé devant les militants d’Abéché est la vision de l’UNDR de privilégier le combat commun avec les autres Partis politiques qui se réclament de la vraie Opposition. « Notre position à la CPDC nous impose quelque fois mêmes les choses qu’on n’aime pas mais nous sommes obligés de faire avec au niveau national » déclare le Président National.

Le clou de la présence de la délégation à Abéché est le grand meeting tenu à la place publique devant une foule impressionnante de 16 heures à 18 heures. Lors de ce meeting, les thèmes sur les vertus de la démocratie, le rôle de la jeunesse dans un système démocratique, la liberté individuelle et collective des citoyens, le développement biaisé du pays, la création anarchique et sans études préalables des grandes Ecoles  et Instituts Universitaires, l’illégalité de l’Agence Nationale de Sécurité (ANS) dans l’interpellation des paisibles citoyens, la caporalisation de l’économie  nationale par une minorité de tchadiens, la gestion patrimoniale et clanique du pays par le régime MPS etc. ont été longuement disséqués.

La rencontre avec les représentants des Partis politiques de la CPDC a permis au Président National Saleh KEBZABO de repréciser la vision politique de l’UNDR par rapport à la cohésion d’une Opposition responsable si celle-ci veut imposer l’alternance au Tchad. En dépit des difficultés rencontrées sur le terrain par les Partis de l’Opposition, leur cohésion reste vitale.

Le face-à-face avec la jeunesse abéchoise sans considération partisane dans la nuit, a permis au Président National de dérouler longuement le programme politique du Parti au sujet des jeunes qui y sont prioritaires. Le problème des tchadiens réside dans l’effondrement de l’école tchadienne qu’il faut sauver et la prise en main socio-économique de la jeunesse rurale ; mais il faut que celle-ci soit consciente de son avenir et cela ne peut être possible que par l’école, l’alphabétisation à tous les niveaux. A ce sujet l’UNDR a un projet clair dans son Programme Politique. Ce que le Gouvernement actuel n’a pas.

Avant d’arriver à Goz-Beida dans la Région du Sila, l’arrêt de la délégation à Abdi a permis de constater l’existence de la Cellule de l’UNDR dans cette localité charnière entre la Région du Ouaddaï et le Sila. Le Comité départemental d’Abdi a eu à cette occasion l’opportunité de brosser la situation catastrophique de la Région sur les plans économique et social même si une certaine accalmie sécuritaire est observée. La démission de l’Etat dans cette partie du pays est effarante au regard du constat fait par la délégation. Des infrastructures socioéducatives et sanitaires sont presque inexistantes.

Le Chef-lieu du Sila est la deuxième étape forte en symbole de la mission de l’UNDR. Curieusement la délégation a été bien accueillie par le Gouverneur de cette Région le Général HAROUN TIRGO venu personnellement l’accueillir et l’amener à sa Résidence Officielle. Du jamais vu ailleurs où tout déplacement des responsables de l’UNDR est toujours snobé par les Autorités qui ne cachent pas leur animosité alors que la loi les oblige à l’impartialité politique dans la gestion des Régions, Départements, Sous-préfectures et Cantons.

Le Président National en fixant l’objet de la mission a déclaré au Gouverneur et son staff qu’il est venu écouter sa base. L’UNDR en tant que Grand Parti qui ambitionne de gérer le Tchad se voit dans l’obligation statutaire de ses textes constitutifs de véhiculer un peu partout dans le pays, le langage de la démocratie, de la liberté, de l’expression libre dans le choix politique des tchadiens où qu’ils se trouvent. En tant que Haut Responsable de la Région, Représentant des Institutions de la République, les Gouverneurs ont l’obligation d’accompagner le processus démocratique, d’assurer et de garantir l’existence de la démocratie dans tout le pays. « Vous vous battez pour la sécurité, le développement du pays et vous êtes ainsi un homme d’engagement » a-t-il lancé à l’endroit de M. HAROUN TIRGO.

Les structures de base de Goz-Beida méritent une redynamisation. Plusieurs années se sont écoulées sans qu’une visite d’envergure du Bureau Exécutif ne soit organisée dans cette Région qui regorge pourtant des militants. Il faut dire que les exactions dont sont victimes les habitants du Sila de la part des groupes divers incontrôlés et l’abandon de l’Etat ont exaspéré les populations. C’est ce qui a été démontré et expliqué à la délégation de l’UNDR par les représentants du Comité des réfugiés internes à la Région qu’on appelle pudiquement « Déplacés ». Pendant la séance d’échanges, ces réfugiés se sont étonnés agréablement de la présence sur cette terre d’un Chef de Parti de renom comme celui de l’UNDR. Cette visite est exceptionnelle disent-ils car « ici le MPS ne vient que pendant les campagnes électorales pour nous tromper de voter pour lui ».

La visite du Président Saleh KEBZABO, même si elle ne leur apporte pas de l’argent ou d’autres biens matériels leur donne espoir. Ici ils n’ont ni eau potable ni nourriture. Pas d’écoles ni dispensaires non plus. Ils vivent une situation critique et ils se considèrent comme exclus de la nation et de la citoyenneté tchadienne. Ce témoignage émouvant des déplacés de poursuivre : Et l’Etat, si puissant soit-il n’est pas en mesure de s’occuper de son peuple ni de veiller à sa santé. Ce sont plutôt les pauvres populations qui cherchent vainement l’Etat. On enregistre des naissances dans le Site des déplacés sans aucun acte d’état civil. L’insécurité est généralisée sans qu’aucune autorité ne s’en émeuve mais dès qu’il y a un problème qui surgit, ils sont frappés d’amendes exorbitantes qui vont jusqu’à 150 000 fcfa. Ils ont indiqué à la fin de leurs témoignages, qu’ils constatent un léger mieux sur le plan sécuritaire depuis l’arrivée du nouveau Gouverneur HAROUN TIRGO.

Emu le Président National de l’UNDR a promis de porter le plaidoyer de cette population meurtrie à l’Assemblée Nationale. C’est une situation inacceptable leur a-t-il lancé.

Les membres du Comité islamique qui ont eux aussi demandé à rencontrer le Président National ont dépeint la même situation presque apocalyptique. « Si nous, en tant que responsables religieux vous disons cela, c’est la vérité parce que nous avons l’obligation de ne pas mentir » disent-ils pathétiques.

C’est fort de l’état des lieux fait par le témoignage spontané des jeunes, des représentants des Partis politiques membres de la CPDC et les autres composantes de la société que le Camarade Saleh KEBZABO a animé un meeting sur la grande place de la ville. Fortement argumentée, la rencontre a suscité beaucoup d’émotion. Ce constat est observé lors de la réunion finale avec trois comités locaux à la résidence de la délégation. L’UNDR n’a pas participé aux élections communales à cause de la déception due au détournement des voix après les élections et le mauvais comportement des responsables du MPS. Si la ville tient c’est grâce en partie aux humanitaires. Sinon elle serait un no mans land, affirment les responsables des comités locaux complètement dépités.

De tout ce qui a été relevé concernant cette Région, les perspectives pour l’implantation du Parti existent malgré les conditions très dures vécues par les populations. Les moyens à déployer par le Parti pour restructurer les différents Organes locaux sont à étudier et une réponse adéquate est à envisager pour répondre aux attentes des militants de cette Région qui tiennent à y asseoir le Parti en dépit de leur contexte de vie particulier.

Le Guéra est une autre Région du Tchad où l’UNDR est implantée depuis sa création. Le dynamisme du Parti y était une réalité et ses cellules étaient nombreuses, presque dans toutes les anciennes            Sous-préfectures. Mais brusquement, le constat d’une baisse d’activité militante dans cette Région à fort potentiel politique en faveur de l’UNDR s’est fait observer. Les causes de ce manque de visibilité a interpellé les dirigeants du Parti qui ont cherché à en savoir la cause profonde. Quelques éléments ont été rapportés par la première mission, mais le Bureau Exécutif, en incluant le Guéra dans son programme de visite sur le terrain, voulait lui-même chercher à comprendre le pourquoi de cette situation.

Le 06 Mai 2012 la mission de l’UNDR débarque à Mangalmé venant d’Abéché. L’accueil par le Sous-préfet et le Maire de la ville ainsi que le Comité Islamique a été chaleureux. La rencontre de travail avec le Comité départemental et local a commencé par l’installation officielle des nouveaux membres de ces structures. Le découragement invoqué par certains qui ont choisi de quitter le Parti n’est qu’un alibi mais les militants irréductibles sont restés. La mission a ensuite assisté à l’installation des nouvelles structures du Parti de la ville. Promesse a été faite pour qu’un local soit cherché pour abriter le Comité local.

A Mongo le séjour de la délégation a été marqué par une rencontre avec les enseignants de l’Institut Universitaire Polytechnique de Mongo et le Secrétaire Général de la Région en l’absence du Gouverneur.

L’installation des comités régional, départemental et local fut l’occasion de faire le constat du manque d’activités du Parti dans la ville. L’absence de mobilisation est patente. Le constat fait rend responsable de cette léthargie le Comité régional qui demande à être revigoré. A la lumière de cette situation, les nouveaux responsables qui ont pris les rênes du Parti auront beaucoup de travail à abattre. Dans les fondamentaux d’un Parti politique, c’est d’abord l’existence d’un siège au sein duquel toutes les réunions se tiennent et qui devient le sanctuaire dynamique du Parti. Or à Mongo, rien de tel est constaté. Il faut alors beaucoup travailler pour faire redémarrer l’UNDR dans le Chef lieu du Guéra a conclu en substance le Président National.

La situation à Bitkine est quelque peu similaire qu’à Mongo, à l’exception près que des contacts ont été établis avec le groupe de militants d’autres partis qui a manifesté son intention de rejoindre l’UNDR. Les militants de ces partis dont beaucoup se réclament de VIVA-RNDP ont pris langue avec la mission dans l’intention de se joindre à l’UNDR. Avant de quitter la localité, un nouveau bureau du Comité local a été mis en place avec objectif urgent de faire redémarrer les activités du Parti tandis qu’un suivi régulier des initiatives d’adhésion de nouveaux militants va être piloté depuis N’Djamena, en appui aux efforts des structures locales de Bitkine

Les efforts du Bureau Exécutif au Guéra  

Du 8 au 10 Juin 2012, le Bureau Exécutif a dépêché à Mangalmé, Mongo et Bitkine le Secrétaire National à l’Organisation et à la Mobilisation renforcé par les Députés Djoblaouna Alain et Maney Wel Pagoui pore. Objectif de cette mission : apprécier la suite des discussions relatives à l’adhésion des ex-militants du VIVA-RNDP. La mission a constaté que l’ensemble des membres du Bureau du Comité Départemental de Bitkine était absent. Une opportunité pour prendre attache avec des militants laisser pour compte de la CNDS du Guéra n’a pas abouti du fait de l’absence des responsables du Comité local de Bitkine aux réunions y afférentes. C’est ainsi que le Comité d’Abtouyour qui devrait être restructuré n’a pu l’être parce que l’atmosphère générale ne s’y prêtait pas. Ce qui confirme les propos du Président National quand en Mai s’adressant aux militants de cette région il a relevé que les membres de la mission qu’il dirige sont plus nombreux que les militants locaux présents pour la circonstance. C’est une anomalie qu’il faut chercher à comprendre.

Malgré les moyens dégagés pour la réalisation des dernières missions au Guéra, force est de constater que les objectifs attendus par le Bureau          Exécutif n’ont pu être atteints dans la Région. L’un des arguments à prendre en compte se trouve dans la déclaration du Secrétaire à l’Organisation du Comité départemental d’Abtouyour et quelques uns de ses camarades qui ont eu l’honnêteté intellectuelle de reconnaitre leur limite et de dire qu’à eux seuls, il serait difficile de faire asseoir l’UNDR dans le Département. Telle est la situation de l’UNDR dans le Guéra.

Mission dans la Tandjilé-Est, , Mandoul Oriental, Région du Mandoul et Sarh dans le Département du Barh Koh, Région du Moyen Chari du 5 au 23 Juillet 2012

Pendant 18 jours, les camarades Guidingar Dossengar, membre du Bureau Exécutif National et Danhalné Tao Malachie Conseiller national ont sillonné les localités de Laï, Guidari, Dono-Manga dans le Département de la Tandjilé-Est, Mouroum-Goulaye, Koumra, Békamba dans le Département du Barh Koh.

Objectif de la mission : reprise de contact et restructuration des Organes de base, expliquer les nouvelles orientations du Bureau Exécutif qui consistent à maintenir les contacts par le biais des communications et des missions avec la base, restructurer les Organes de base en vue de leur donner un souffle nouveau, se mettre d’ores et déjà en ordre de bataille pour les échéances électorales futures et préparer la grande mission du Bureau Exécutif au Sud du pays. Cette mission en se rendant à Laï, Guidari, Dono-Manga, Mouroum-Goulaye, Koumra, Békamba et Sarh a recueilli des informations pratiques, vécu les réalités des villes visitées. Les différents comités qui ont été restructurés devront se présenter aux Autorités administratives pour les informer de leur existence, car, dans certaines provinces, les militants de l’Opposition, face à la terreur imposée par l’Administration locale, n’osent pas publiquement exprimer leur opinion encore moins exercer librement leur droit de citoyen qui milite où il veut. Des instructions et consignes d’usage pour l’animation des structures du Parti ont été données, notamment la tenue régulière des réunions et le recrutement de nouveaux militants. La mission a par ailleurs constaté que le Parti a des réels problèmes pour son fonctionnement à la base en raison des besoins financiers et matériels exprimés par des Organes de base que le Bureau Exécutif National doit satisfaire selon les responsables de ces structures.

Mission dans la Tandjilé-Ouest, le Lac Wey et Guéni    

 Objet de la mission : Restructuration et redynamisation des Comités départementaux et locaux. D’une durée de 20 jours elle devait recueillir les informations et évaluer les difficultés ou problèmes qui se posent au Parti, restructurer l’ensemble des structures de base, comités de « soutien populaire » dans les principaux groupes ethniques représentés dans la ville de Kélo qui doivent servir de socle de mobilisation, d’espace de socialisation politique des nouveaux adhérents et de principaux tremplins électoraux pour le Parti. Le rapport de mission de la délégation conduite par le camarade Max Kemkoye, membre du Bureau Exécutif et comprenant le camarade Békissel Réouyo Eugène membre du Bureau Exécutif de l’Union des Jeunes pour le Renouveau (UJR) ; rapporte la restructuration d’un Comité départemental et de huit (8) comités locaux dont Kélo, Baktchoro, Béré, Bolobo, Kolon, Dafra, Dogou et Delbian.

Le Comité départemental du Lac Wey avec Moundou restructuré, le Comité départemental de Krim-krim et Gueni et le Comité Régional du Logone Occidental à Moundou.

La spécificité de la ville de Kélo a été prise en compte vu le caractère cosmopolite du Chef lieu de la Région de la Tandjilé-Ouest. Une nouvelle stratégie de mobilisation correspondant à la typologie démographique et électorale de la ville a été identifiée par rapport aux groupes ethniques vivant à Kélo. Les principaux groupes ethniques en question selon la mission se présentent comme suit :

  • Groupe Marba, Mesmé et Zimé : 28% de la population de Kélo ;
  • Groupe Kabalaye (Gabri, Nangtchéré et Kabalaye) : 26% ;
  • Groupe Goulaye (Goulaye, Ngambaye, Mouroum) : 20% ;
  • Groupe Lélé : 14% auxquels il faut ajouter 12% des allogènes.

Toutes ces composantes ethnico-tribales en terme électoral doivent être intégrées dans une stratégie  de maillage systématique le moment opportun par le Parti.

C’est pourquoi, la mission a mis en place des comités de soutien communautaires au sein des principaux groupes ethniques. Il y a :

  • Les comités de soutien à l’UNDR des groupes : Marba, Mesmé et Zimé, Nangtchéré et Kabalaye, Ngambaye, Mouroum Goulaye, Lélé, Gor Bornou-Haoussa. Ces différents comités de soutien constituent un tremplin électoral pour le Parti. ils sont aussi un espace de socialisation politique et idéologique, d’information, d’échanges et de sensibilisation, une structure de solidarité au niveau local et gage d’attraction des nouveaux adhérents.

A l’issue de cette mission, des orientations précises ont été données pour la sensibilisation, le recrutement des nouveaux adhérents et la reconquête des anciens militants.

La mission a constaté que dans toute la Région de la Tandjilé-Ouest, les structures du Parti ont disparu sauf dans la ville de Kélo et Béré. Les anciennes organisations cantonales de l’UNDR de 1996 à Bolobo, Dafra, Delbian, Dogou, Kolon ont complètement disparu faute des contacts politiques. Beaucoup de militants du Parti ont rallié le MPS. Les quelques rares qui sont restés avec les principes de l’UNDR sont amers, c’est le cas de ceux de Dafra et Kolon. Et il faudra déployer une stratégie spécifique pour les ramener parce qu’ils n’ont pas formellement quitté le Parti. Ils se disent abandonnés aux persécutions du MPS et soumis aux moqueries et railleries des militants du MPS.

La Ville de Moundou  

A Moundou le Parti est bien implanté mais les réalités socio-ethniques ont quelques peu plombé l’accroissement de ses activités. La mission du Bureau Exécutif a pu en déterminer les causes. C’est ainsi que l’on sait que le Parti était dirigé par les ressortissants du Logone Oriental et du Mayo-kebbi avec quelques rares représentants du Logone Occidental. C’est l’un des problèmes de fond qui serait à l’origine du désintéressement des autochtones de Moundou par rapport au Parti. il faut aussi signaler le problème entre le 3° Adjoint au Maire de Moundou le camarade Ndoro Salomon  et ses autres collègues conseillers à la Commune issus de l’UNDR, ainsi qu’une grande partie des membres du Comité Régional. Il faut dire que s’agissant de ce problème, les consignes écrites du Bureau Exécutif pour le Poste de 3° Adjoint au Maire de Moundou n’ont pas été respectées. Une lettre expresse du Bureau Exécutif a été envoyée au Maire de Moundou et remise en mains propres au Député du Groupe Parlementaire UNDR mais l’obédience CTPT entérinant le choix du Comité Régional de l’UNDR du Logone Occidental. Curieusement, la décision finale nommant le 3° Adjoint au Maire n’en n’a pas tenu compte. Pour sauvegarder la cohésion de l’alliance UNDR – CTPT, le Bureau Exécutif a accepté la nomination du camarade Ndoro Salomon dans son poste actuel, tout en lui demandant d’œuvrer dans le sens de la cohésion des membres dirigeants du Comité Régional de l’UNDR du Logone Occidental. L’intéressé a obtempéré et a présenté ses excuses à ses camarades et copie de sa déclaration écrite à ce sujet a été transmise au Bureau Exécutif qui en a pris acte. L’affaire est donc définitivement close.

En raison de diverses contraintes de terrain, la mission n’a pu mettre en place qu’un seul Comité départemental ; il s’agit de celui de Guéni.

Le département de la Dodjé qui comprend Beinamar, Laoukassy, Tapol et Beissa, du Lac Wey (Moundou), Déli, Mbalkabra, Mballa, Banyo, Bah et Dodinda Nonglong. Ensuite Ngourkousso (Bénoye), Bébalem, Béladja, Saar Gogne, Békira et Bourou sont à structurer.

Impacts de la mission dans la Tandjilé

Il y a eu l’adhésion de M. SENDE Abraham à Béré Ex-candidat malheureux aux législatives, deuxième sur la liste RNDT- Le Réveil. Cet homme d’affaires décrit comme prospère dans sa localité avait obtenu dans son fief électoral qu’est Béré 6000 voix pour la liste RNDT- Le Réveil. Il s’est engagé à sensibiliser l’ensemble des 74 villages de Delbian en faveur de l’UNDR.

A Béré toujours, le retour de Samedi DEYING, Chirurgien en Chef de l’Hôpital adventiste, ancien militant de l’UNDR a été formellement constaté par la mission. C’est un militant qu’il faut réintégrer dans les rangs du Parti. Le Parti a enregistré également  l’adhésion des personnes qui se déclarent n’appartenir à aucune formation politique à Dogou M. Rambaye Mobé Directeur de l’Ecole de la dite Circonscription a manifesté publiquement son adhésion à l’UNDR. Le Parti doit aussi cibler des individualités influentes dans les départements qui sont réceptives aux arguments politiques de l’UNDR pour les intégrer dans les Organes du Parti.

 Mission dans les Régions du Barh El Ghazal, Kanem et Lac du 30 Octobre au 04 Novembre 2013

Les efforts soutenus du Bureau Exécutif à asseoir le Parti sur l’ensemble du territoire avec le soutien des militants qui ont des attaches notoires dans les différentes régions se sont poursuivis.

Concernant les régions du Barh El Ghazal, du Kanem et du Lac de grandes initiatives ont été relancées pour la remise en place des organes du Parti. Au lendemain des dernières élections législatives, l’UNDR qui était bien implantée notamment au Lac a vu ses structures s’affaiblir progressivement et même disparaitre. Il a fallu remobiliser les énergies pour aller à la reconquête des militants de cette région.

C’est ainsi qu’une mission d’envergure dirigée par le camarade Adam Mamadou Djibert, Secrétaire National à l’Organisation et à la Mobilisation et comprenant Youssouf Korom Trésorier National, Abdoulaye Mahamat Koulbou, Aboubakar Ali Mahamat, Mahamat Ali Adam, Mahamat Ali Mbodou, Moustapha Mallaye, Moustapha Mahamat Moussa tous conseillers nationaux et originaires des régions concernées les ont sillonné pendant six jours.

Dans les villes de Chadra, Moussoro, Mao, Bol, Ngouri, Tchali, la délégation a vécu la réalité du terrain. Les préoccupations des militants ont été exprimées avec franchise par rapport à l’absence du Parti dans ces régions depuis pratiquement les élections de 2001.

Le constat de la mission fait sans complaisance sur les insuffisances du Parti a débouché par la restructuration des organes dirigeants de toutes ces régions. A Chadra le Comité Local a été installé et le dossier officiel de la nouvelle structure a été transmis aux autorités qui doivent désormais savoir la présence officielle de l’UNDR dans la ville.

Au cours de l’installation des nouveaux membres du Bureau restructuré de Moussoro, le Secrétaire Administratif régional a exposé les difficultés rencontrées parmi celles-ci, les pressions de plus en plus fortes exercées sur eux par les riches opérateurs économiques militants du MPS pour qu’ils renoncent à leurs engagements à l’UNDR. Mais les militants convaincus de l’UNDR ont refusé et maintiennent leur position.

A Tchali les populations sont restées fidèles dans leur majorité aux idéaux de l’UNDR et ont déclaré à la mission qu’elles étaient soulagées par la présence parmi elle de la mission du Bureau Exécutif.

Etre militant de l’Opposition à Mao c’est pratiquement un crime de lèse-majesté. Cette ville est embrigadée par le MPS qui la considère comme son bastion dans la région. Mais le courage et la témérité dont font montre les militants de l’UNDR de Mao ont fait d’eux de véritables résistants dans la mesure où, a constaté la délégation, depuis 1996, le Président du Comité régional et ses camarades n’ont cessé de subir des pressions multiformes. Ils ont gardé le cap de leur engagement politique pour l’UNDR malgré tout. La situation de la démocratie à Mao est catastrophique

A Bol, les législatures de 1996 avaient vu la victoire de l’UNDR mais les résultats du Parti ont été volés en faveur du MPS. S’en est suivi une période de flottement et de manque de suivi par le Parti. C’est qui a entrainé l’effritement des organes de base avec comme conséquences la déperdition des militants et la léthargie constatée.  

« La mission a relevé que Bol ne devrait pas être au profit de l’ARD même si le Président de ce Parti est natif de la ville, l’UNDR aurait pu gagner si elle avait présenté des candidats aux dernières élections communales. Mais sous-estimant leurs ressources et leur capacité à mobiliser les électeurs, les militants de l’UNDR se sont mordus le doigt à la proclamation des résultats. » écrit la mission dans son rapport qui poursuit. « Sur le plan politique la mission a visité les chantiers en construction des édifices publics entrepris dans le cadre de la fête du 1er Décembre 2013. Le constat amer qui étonne les profanes est l’arrêt incompréhensible des travaux à part quelques manœuvres qui s’échinent encore dans ce qui est appelé le marché moderne et l’Hôtel 2 Etoiles ». 

A la lumière de tous ces arguments de tromperie du parti au pouvoir, la délégation de l’UNDR a appelé les militants à ne pas baisser les bras. L’avenir est promoteur et Bol peut redevenir une zone d’intérêt pour l’UNDR, à condition toutefois qu’il se réinvestisse réellement.

De par sa situation géographique, Ngouri est un véritable carrefour. Dans la ville, la présence de l’UNDR est visible. Le Comité départemental a été restructuré par les militants eux-mêmes. Il y a eu l’alternance entre ceux qui ont dirigé les structures du Parti depuis 2000 et d’autres nouveaux militants.

En conclusion, toutes les régions du Barh El Ghazal, du Kanem et du Lac sont bien à intégrer dans la cartographie politique de l’UNDR car de potentielles candidatures pour les élections sont mêmes déjà annoncées.

Les élections communales de 2012 :

Dans sa stratégie de l’unité de l’Opposition, l’UNDR a contribué à la confection des listes communes pour les premières élections communales que le pays ait organisées. Il faut dire tout de suite que la moisson n’a pas été bonne pour le Parti, mais il fallait passer par cette démarche pour y tirer les leçons pour le futur.

Ainsi sous la bannière de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC) et l’Opposition démocratique, l’UNDR a fait partie intégrante de la lutte électorale pour les communales tant à N’Djamena que dans les régions.

Seize (16) partis politiques ont fait liste commune dans 32 Circonscriptions. Une plateforme a été signée entre ces partis et une structure nationale de gestion des communes a été créée et son bureau se présentait comme suit :

  • Une Coordination Nationale (UNDR)
  • Une Coordination Nationale Adjointe (PPRD)
  • Un Rapporteur (URD)
  • Un Rapporteur Adjoint (PLT)
  • Un Trésorier (CSDT)
  • Un Trésorier Adjoint (PLD)
  • Un Porte Parole (CTPD)
  • Un Porte Parole Adjoint (AND)

Huit membres.

Les élections législatives :    

Le fait majeur géré par le Bureau Exécutif National au cours des cinq dernières années est sans contexte les élections législatives de 2011.

Sur une quarantaine de candidats présentés, le parti a obtenu dix (10) députés. La fraude bien entendu est passée par là car les probabilités selon les estimations faites par rapport à l’audience du parti dans le pays lui donnaient au minimum vingt (20) députés. La percée de l’UNDR au Ouaddai et dans le Salamat       avec en prime de bons candidats, laissait clairement entrevoir une victoire nette dans ces deux Régions. Même avec la fraude, l’hypothèse la moins optimiste donnait au moins trois (3) députés à Abéché et deux (2) députés à Am-Timan. La falsification des résultats des législatives au détriment du parti apparait dès lors d’un très grand préjudice et manifestement le pouvoir MPS a décidé d’empêcher par ce moyen illégal la marche politique d’un rival réel qui s’implante peu à peu dans le pays. Cette situation considérée comme un crime de lèse-majesté démontre en réalité la panique qui s’est emparée du Régime qui ne comprend pas comment l’UNDR a pu ainsi pénétrer dans ce qu’il considère comme son bastion naturel s’agissant de ce qui est considéré comme le « bloc du Nord ».

La leçon à tirer des  résultats des législatives est qu’il faut accentuer la pression sur le MPS dans ces deux Régions en consolidant les structures de base du parti et en préparant les prochaines consultations avec sérieux et détermination. Il apparait dès lors clairement que la lutte politique entre le Régime et l’UNDR dans cette partie du Tchad sera implacable ; car la clé de la prise de pouvoir passe par là et cela est à la portée de l’UNDR au vu de la déliquescence du MPS dans le cœur des Tchadiens : le tout est que les élections futures soient libres et transparentes.

L’apport des députés dans l’animation du parti

Sans la contribution des députés, le fonctionnement du parti serait gravement hypothéqué. L’engagement financier consenti par eux est à la hauteur de ce qu’on attendait d’eux car les ressources du parti n’existent pas. La sempiternelle question des cotisations statutaires est tellement galvaudée que le Bureau Exécutif n’a plus d’autres possibilités de convaincre autrement les militants. Depuis la création du parti, tous les scénarios ont été expérimentés mais aucun n’a permis de régler le problème de ressources pérennes du parti. y a-t-il encore une problématique de fond sur le chapitre ? Il appartient aux congressistes de le voir. Les critiques sont faciles souvent quand les membres du Bureau Exécutif sont épinglés sur les visites de terrain qu’il doit organiser. Mais comment ces déplacements onéreux peuvent-ils avoir lieu si les militants eux-mêmes n’y contribuent pas ? Si l’apport des uns et des autres sur le plan purement financier pose problème en raison de la précarité socio-économique invoquée par beaucoup, qu’en est-il des contributions intellectuelles des militants ? On peut être utile au parti en contribuant à ces activités par un apport intellectuel. Là aussi la carence des militants est patente car le Bureau Exécutif est abandonné à son triste sort. La simple distribution des courriers n’est pas assurée et ce sont toujours les membres du Bureau Exécutif qui font le travail. C’est-à-dire qu’ils ne sont plus des dirigeants du parti, puisque par leur attitude les militants ne donnent en définitive, pas la considération nécessaire à celle et à ceux qui animent les activités du parti.

Le plus grand défi surmonté par le parti

On connait l’exaspération du Régime MPS de voir l’UNDR se renforcer de jour en jour sur l’échiquier politique national. Les nouvelles recrues qui l’ont rejointes et qui ont réussi à convaincre certains milieux du Pouvoir de leur capacité à détruire la super structure de l’UNDR ont pensé avoir réussi à atteindre leur but. Pendant que le Président National était en mission de l’Assemblée Nationale dans le cadre du Parlement Panafricain en Afrique du Sud dont il est membre, une véritable cabale a été montée de toutes pièces le 25 Juillet 2013.

Par lettre n°546/MJ/CA/NDJ/PG/2013, le Procureur Général près la Cour d’Appel de N’Djamena transmet au Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, une lettre du Procureur de la République relative à des propos tenus par le Président National dans la presse étrangère. Selon la lettre, ces propos sont constitués d’infraction à la loi pénale prévus aux articles 120 du Code Pénal, et 50 et 52 de la Loi 17 relative au Régime de la Presse au Tchad. En conséquence de quoi, le Député Saleh KEBZABO doit être poursuivi en justice. Il faut donc avant de le juger que son immunité parlementaire soit levée. C’est ce que demande le Ministère Public et la machine de la déstabilisation de l’UNDR est alors lancée. Avant cela, le 1er Mai 2013 une tentative de coup d’Etat contre les Institutions de la République aurait été déjouée. Pêle-mêle, des députés et d’autres citoyens, des Officiers supérieurs et des hauts cadres de l’Administration tchadienne sont arrêtés sans que pour les élus du peuple, leur immunité parlementaire ne soit levée. Le nom du Président National de l’UNDR est aussi cité dans l’affaire. La cabale est ainsi à sa vitesse de croisière. L’atmosphère de la scène politique tchadienne va être empestée par cette mascarade. Devant le tollé soulevé à N’Djamena, à l’intérieur et partout à l’extérieur par cette cécité politique du Pouvoir MPS, les tenants de cette crise ont dû reculer, non sans avoir voulu coute que coute en découdre avec le camarade Saleh KEBZABO.

Le parti face à cette adversité majeure, qui n’est certes pas la première s’est remobilisé et comme un seul homme y a fait face. Pendant tout le mois d’Aout 2013, traditionnellement période de vacances pour le Bureau Exécutif, une stratégie de combat a été mise en marche. Le Siège du parti sis à Chagoua n’a pas désempli tout les samedis où conseillers, militants et sympathisants se sont retrouvés pour faire face aux manœuvres des commanditaires du MPS dans cette sordide affaire. Un véritable plan de gestion de crise a été déroulé qui comprenait plusieurs scénarios. Quatre semaines durant, la mobilisation était à son summum et le pays tout entier a retenu son soufle.

C’est dans ce contexte que le Président National est rentré de sa mission et a reçu un accueil très chaleureux des militants et des amis à sa descente d’avion à l’aéroport de N’Djamena.

La crise par la suite s’est estompée par le rejet de la demande de levée de son immunité parlementaire par l’Assemblée Nationale. Avec près de 100% de voix, les députés, toutes tendances politiques confondues ont dit NON au Régime MPS. Ce fut la victoire de la vérité et de la démocratie sur le mensonge. A juste titre l’UNDR a salué cette maturité politique des députés qui ont pour une fois dans leur ensemble refusé de cautionner le faux. Voilà comment nous avons vécu cet épisode qui a été l’occasion de constater le degré de mobilisation des tchadiens devant l’imposture. L’affaire que l’UNDR a connue était devenue une cause nationale. Nous devons être reconnaissants pour cette marque nationale de solidarité en faveur du Président National Saleh KEBZABO, par ailleurs Président du Groupe Parlementaire UNDR avec 18 députés et Chef de file de l’Opposition démocratique du Tchad.

L’épreuve que le Parti a subie pose le problème de solidarité. Si la quasi majorité des partis qui se réclament de l’Opposition démocratique ont soutenu notre cause, certains autres, jaloux, du dynamisme de l’UNDR se sont distingués par leur hypocrisie. Mais nous leur avons répondu par le silence.

Les missions à l’extérieur

L’UNDR a mis à profit les relations entretenues avec les organisations politiques amies par des rencontres à N’Djamena et à l’Etranger. Les multiples contacts du Président National avec ses collègues ont eu des impacts positifs sur les activités du parti dont l’audience s’est considérablement renforcée sur le plan africain et international. La communication du parti a connu une visibilité notoire et son image de marque en a bénéficié car, aujourd’hui, il est difficile que les observateurs étrangers analysent la situation politique du Tchad sans mettre en avant la position de l’UNDR sur l’échiquier de l’Opposition démocratique.

Comme les années antérieures des missions ont été organisées par le Bureau Exécutif, souvent sur invitation de partis ou organisations étrangères. Parmi les sorties extérieures, le séjour d’une forte délégation à Ouagadougou a été un point fort dans les relations du parti avec une organisation politique étrangère. Du 18 Juin au 1er Juillet 2010 en effet, le 1er Vice-président du Parti a dirigé une délégation de dix (10) membres dans la capitale Burkinabé sur invitation du « Congrès pour la Démocratie et le Progrès » (CDP) au pouvoir au Burkina Faso.  Pendant deux semaines la délégation de l’UNDR qui comprenait outre un membre du Bureau Exécutif, des Représentants des Organes affiliés (UFR et UJR) ainsi que les Comités locaux de provinces, a eu plusieurs échanges fructueux sur l’organisation d’un Parti politique, la Social-démocratie comme idéologie commune au CDP et l’UNDR, la situation politique en Afrique et sur le plan international. L’initiative de la Direction de l’UNDR qui a obtenu un voyage d’étude à Ouagadougou pour les Responsables du Parti est à saluer. Les membres de la délégation à leur retour à Ndjamena ont tiré des leçons sur le plan organisationnel du CDP ; par exemple la manière dont sont gérés les mécanismes des cotisations statutaires, exceptionnelle, la méthode de désignation des candidats aux différentes consultations, la structuration des Organes des femmes et des jeunes, les fonctionnaires de l’Etat ainsi que les travailleurs du Secteur privé. Comment intéresser les cadres à la chose politique fut une autre découverte de la mission de l’expérience du Burkina Faso.

En route pour le Tchad, la délégation de l’UNDR s’est arrêtée à Niamey sur invitation du Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme. Dans la Capitale nigérienne des contacts fructueux ont été noués suite à plusieurs séances de travail tenues avec les responsables du PNDS.

En 2013 dans le même cadre d’échanges avec les partenaires étrangers, des missions du Parti ont pris part par deux fois à des séminaires de formation destinés aux partis politiques africains qui se réclament de la Social-démocratie à Yaoundé. Organisés par la Fondation allemande FIEDRICH EBERT STIFTUNG ces rencontres de haut niveau ont permis aux délégations de l’UNDR de partager l’expérience de leur Parti avec d’autres. En marge des séminaires, les Représentants des différents partis de l’Opposition se sont retrouvés pour créer l’APAC. C’est un regroupement de partis politiques de la Sous-région de l’Afrique Centrale qui ont décidé de lutter ensemble et dans leurs pays respectifs, pour défendre les idéaux de la Social-démocratie.

Lors du 4ème Congrès Ordinaire de Gounou-Gaya en 2009, l’orientation idéologique de l’UNDR avait été arrêtée définitivement. Se plaçant dans l’optique de la gauche, le Parti se réclame désormais de la Social-démocratie. Le terme de Social-démocratie désigne une tendance du Socialisme. L’expression recouvre à la fois la dénomination employée par divers pays socialistes, la forme d’organisation de ceux-ci, un courant idéologique et une pratique politique. La Social-démocratie est basée essentiellement sur la justice sociale, ce qui correspond bien à la philosophie politique de l’UNDR dès sa création et sa façon de mener la lutte politique. La Social-démocratie dans le cadre de la démocratie libérale et dans le respect du libre jeu du marché, à obtenir par des réformes et des changements une organisation de la Société plus juste. C’est ce qui va constituer le programme politique de l’UNDR qui est désormais située à gauche en terme de doctrine politique. Vous aurez l’occasion pendant ces assises d’apprécier la proposition du programme politique révisé.   

Les contacts fructueux se sont encore renforcés avec l’invitation reçue par l’UNDR à assister en Février 2014 au Congrès du PNDS. Le 2ème Vice-président chargé de l’Organisation et de la Mobilisation Dr Aba Djouassab Koi et le tout nouveau Président de l’Union des Jeunes pour le Renouveau le camarade Mahamat Youssouf Korom se sont rendus du 27/11/2013 au 03/12/2013 dans la capitale Nigérienne. Un message a été délivré aux congressistes par la délégation de l’UNDR. Les jeunes en particulier ont pu, à travers le séjour de leur Président, profiter de l’expérience du PNDS qui a été longtemps dans l’Opposition avant de prendre le Pouvoir en 2012 par les élections. La présence parmi nous d’un Représentant de ce Parti ami est le fruit de ce bon climat d’amitié entre les dirigeants des deux Partis Mahamadou Youssoufou, Président de la République du Niger et Saleh KEBZABO, Président National de l’UNDR.

En prenant part à un haut niveau au 5ème Congrès de « Convergence pour la Démocratie et le Socialisme (CPDS) un parti de l’Opposition Equato-guinéen en Décembre 2013, l’UNDR a renforcé ses rapports avec les frères de l’Afrique Centrale de l’Opposition qui se battent depuis des années pour l’avènement de la démocratie dans notre sous-région. Le 3ème Vice-président ABDERAHIM AWAT a en effet séjourné du 20 au 22 Décembre 2013 à Bata à l’invitation du CPDS où il a délivré à tribune du Congrès de ce Parti ami un message de félicitation et d’encouragement de l’UNDR. L’heureuse présence parmi nous d’un Représentant du CPDS est la preuve des relations désormais très fortes entre les militants des deux Partis politiques dont les stratégies de combat politique s’apparentent, car tous deux œuvrent pour l’alternance à la tète de leur deux pays respectifs.

Une présence également significative pour le Parti à l’Etranger fut la participation du Président National à la réunion des Partis politiques qui se réclament du Courant Social-démocratie à Praira aux Iles du Cap Vert. Cette présence de l’UNDR à ce Forum s’est déroulée dans la foulée de sa candidature à l’internationale socialiste. Puis toujours sur le plan de la symbolique des relations fortes du Parti avec ses partenaires du Continent, l’UNDR était représentée à Bamako à l’investiture du Président Ibrahim Boubakar Keita suite à l’élection démocratique du Chef de l’Etat malien à la Magistrature Suprême de son pays. Le Président National a également été invité à l’investiture du Président de Guinée Conakry M. Alpha Oumar Konaré en 2010. L’ouverture du Parti vers l’Afrique est un gage de dynamisme car, la lutte pour l’enracinement de la démocratie par les Partis politiques doit être partagée dans la synergie des différents opposants qui veulent offrir à leur peuple la liberté. La confrontation des stratégies de lutte apparait lors de ces rencontres d’une impérieuse nécessité, car si les réalités de chaque pays sont spécifiques, le déroulé général des méthodes de lutte pour la conquête démocratique du Pouvoir d’Etat est le même. En plus, il est positif que les échanges d’expériences entre dirigeants politiques se fassent ; c’est ce qu’à toujours prôné l’UNDR qui n’a ménagé aucun effort dans ce sens tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Au début de 2014, le Bureau Exécutif a intensifié les descentes sur le terrain, répondant ainsi aux nombreuses sollicitations des militants à travers le pays. C’est ainsi que le Comité Régional du Logone Oriental a été mise en place au cours d’une cérémonie grandiose à Doba. Présidée par le camarade Président National en personne qui était à la tete d’une forte délégation, l’installation officielle de ce Comité a constitué une image forte de la réimplantation de l’UNDR dans cette partie du Tchad. Présente en terme de structures de base dans la Région, l’UNDR y avait par la suite été absente suite à la déliquescence de ces structures. Aujourd’hui, c’est chose faite, le Parti a repris force et avec les nouvelles équipes régionales, départementales, locales et de base mises en place la pendule politique est remise à l’heure ; il reste à attendre maintenant la mission des semailles d’ici le déclenchement du processus électoral.

Le Comité Régional du Mayo-kebbi Est qui a été aussi traversé par une certaine léthargie  a été remis sur pied. Suite à plusieurs missions effectuées sur le terrain, le Comité a été enfin restructuré en profondeur. Pendant ce temps, sur l’initiative des députés, les comités de Mangalmé dans le Guéra, Guelendeng dans le Mayo-Lémié ont reçu des visites de revitalisation. Ces sorties sur le terrain des membres du Groupe parlementaire UNDR ont constitué un appoint indispensable pour le Bureau Exécutif dans l’animation continue du Parti à la base. Ces visites ont souvent été couplées avec les actions des comités de soutien pour certains desquels, la cabale montée pour lever l’immunité du Député Saleh KEBZABO était un aiguillon pour descendre sur le terrain pour remobiliser les militants pour faire face à cette mascarade. C’est le cas des Comités de soutien du Lac –Léré, Mayo-Dallah, Gounou-Gaya, Mont-Illi qui ont sillonné les différentes Régions citées pour revitaliser les organes de base. Le Bureau Exécutif a constaté pour saluer, le regain militantisme de beaucoup de tchadiens, nouveaux adhérents, de tous les horizons qui ont pris langue avec le Bureau Exécutif pour faire partie de la grande famille de l’UNDR.

Dans le Mayo-Dallah, la dernière rencontre avec les militants pour le remerciement aux militants pour leur dévouement à la cause de l’UNDR a eu lieu le 15 Mars 2014 au village Mahouin situé à une trentaine de kilomètre à Pala avec le soutien actif du député Aba Djouassab Koi comme il l’a fait lors des rejouissances de Pala en novembre 2013.  

A N’Djamena, comme venant  des Régions, plusieurs tchadiennes et tchadiens ont pris la carte du Parti. Récemment le 30 Mars 2014, le Bureau Exécutif a supervisé une manifestation monstre de nouvelles adhésions dans le Centre du Village Katalogue à 70 km de Mongo. Ce sont les déléguées de 35 villages alentours de cette contrée qui sont venus dire publiquement leur raz le bol de la politique d’embrigadement du MPS dans laquelle ils étaient enfermés depuis 23 ans ; vivant dans la précarité socio-économique la plus inacceptable. Alors que des cassandres leur ont promis Monts et Merveilles depuis des lustres, ces populations végétaient dans l’insécurité socio-sanitaire au point où la population n’a même pas de l’eau potable. En dépit de la tentative désespérée du Préfet du Guéra de faire capoter la cérémonie collective d’adhésion à l’UNDR de ces populations, elle a eu bel et bien lieu et aujourd’hui, le Comité Régional du Guéra s’est vu renforcé par l’arrivée massive de ces militants qui demain, pourront contribuer à la victoire aux différentes élections.  

Le parti a pris une part active dans l’animation de la Coordination des Partis politiques pour la Défense de la Constitution (CPDC). Après plusieurs années comme Porte-parole adjoint du Regroupement, le Président National a cédé le poste à Ali Golhor, Président de la CDI pour s’occuper de son poste de chef de file de toute l’opposition. C’est une nouvelle et lourde responsabilité qui demande de la disponibilité permanente afin de gérer tous les regroupements des Partis qui se réclament de l’opposition et non pas seulement de la CPDC.

 

Voilà Camarades Congressistes, ce que je pourrais dire au nom de tous les membres du Bureau Exécutif sortant, concernant ce qu’il a pu faire depuis cinq ans pour animer le Parti. Comme je l’ai dit au début de ce rapport, tout  ne peut y être dit et pour ce qui me concerne, le sinistre par incendie de ma maison le 22 novembre 2012 à cause du tort à certains archives du Parti quant à ce qui concernes notes spécifiques sur toute les activités du Bureau Exécutifs dont je gère l’administration. Mais je pense que les autres membres de l’organe d’exécution du Parti pourront me compléter utilement lors des débats.

Je Souhaite bons débats et pleins succès au 5ème Congrès Ordinaire de notre grand                                     

Parti.

 Je vous remercie de votre bien aimable attention.