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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

‘’ En opposant la haine à la haine, on ne fait que la répandre, en surface comme en profondeur. ‘’- Gandhi.

Le système en place, pour nous faire boire à haute gorgée les couleuvres démagogiques émanant de ses journaux, avait mis en place un instrument politique répressif, dont la procédure de nomination de ses nervis était entachée d’irrégularités. Ce non-respect de la norme juridique le rendait illico presto hors la loi. Dans la pratique, ces activistes très partisans n’ont de cesse été manipulés pour servir, à guise, la cause de leurs mandats. De toutes les manières, ils n’avaient que le choix de suivre leurs instructions au risque de se faire remercier, de tout perdre, tous leurs honoraires non mérités.

 

Fortement tributaires de leurs maitres d’où ils prennent leurs ordres, ces mercenaires ont eu carte blanche pour humilier et régler des comptes politiques à leur principale cible, Karim Wade. L’unique remède pour extirper de leurs cœurs leurs haines viscérales et leurs faire digérer leurs rancœurs. Aveugler par leurs rancunes, ces commis de la CREI chargés de veiller à l’exécution de cette vendetta, si politique soit-elle, ont, sur la base d’accusations montées de toutes pièces, violé les valeurs cardinales des ratifications juridiques internationales, plus particulièrement le principe sacrosaint de la présomption irréfragable et d’innocence, auxquelles le Sénégal a librement souscrit.

 

Cette sordide machination politique a fini par désacraliser ce corps judiciaire décrédibilisé pour avoir pris fait et cause en faveur de la classe dirigeante. Cette ingérence, des politiques dans l’exercice des fondamentaux légaux, perceptible du technicien du droit à l’homme de la rue, commence à soulever l’ire des sénégalais, connus pour leurs réfractions à l’injustice. Face à cette situation, le pouvoir, s’est rendu compte que cette tentative de couper l’herbe sous les pieds du ministre d’état, est en train de connaitre, aux yeux des sénégalais, un cuisant échec.

 

Pour ne pas sombrer dans le défaitisme, ils ont alors décidé de relayer ce levier dictatorial, qui, parce que rattrapé par ses grossières calomnies, a atteint sa date de péremption. C’est ainsi que le régime a officialisé sa volonté de proroger coute que coute, par des chemins de traverse, sa détention arbitraire pour l’inhiber politiquement.

 

Les chasseurs de prime de la chambre d’enregistrement, pour légitimer leurs privilèges indus, seront, à cet effet, appelés à cautionner par des procédés scabreux cette dérive judiciaire, quitte à torturer la loi organique N° 2002-10 du 22 février 2002, qui exige que la haute cour de justice soit mise en place, au plus tard, le mois qui précède la première réunion de l’assemblée nationale.

 

Cette escroquerie judiciaire artisanale qui sera instaurée, en marge de la loi, par la méthode des mains levées, sera frappée d’invalidité dès lors qu’elle bafoue cette disposition légale. Toutes les décisions politiques qui y émaneront encourront une nullité et seront sans effet. Cette bévue judiciaire ne fera qu’illustrer, une fois de plus, la théâtralisation éhontée des magistrats chargés d’animer les plus hautes instances judiciaires sénégalaises.

 

Cette spirale infernale de cabales politiques, faute de permettre à l’opinion nationale et internationale d’avoir une bonne perception sur l’acharnement dont est victime l’espoir de cette jeunesse désœuvrée, révélera la corruptibilité et la lâcheté intellectuelle de ses triumvirs, qui ne croient en rien en ceux qu’ils disent. L’éthique ayant disparu dans la conduite des affaires de cette institution bananière, ces magistrats politiques ne verront aucun mal à exercer, dans la clandestinité, à la basse-cour de justice.  A contrario, ces pantins à la solde du pouvoir feront des pieds et des mains pour rafistoler des procès de pacotille. Les prébendes en valent la chandelle.

 

Ces manettes primitives, qui sont entre les mains du bricoleur de la présidence qui les nomme et dégomme selon ses vertiges, ne servent plus de garde-fou pire elles s’enlisent dans l’irrationnel, dans le non droit. Il est, déplorable de constater que ces agents du droit qui devraient veiller à l’effectivité des décisions de justice soient contraints de poser des actes allant à l’encontre de leurs serments.

 

Il devient alors plus qu’évident que ces procédures judiciaires, transgressant les dispositifs légaux et entretenues insidieusement par le revanchard de la présidence, ont pour principal objectif de liquider physiquement le détenu politique, Karim Wade.

 

En initiant ce cycle de pratiques ennemies du droit, ce régime, sans le savoir, est en train de saborder son pouvoir qui prend chaque jour qui passe de l’eau car il est communément admis qu’une loi injuste revigore forcément celui qui semble être en position de faiblesse. Concomitamment, ces actes de méchanceté itératifs amoindrissent toujours les forces de ceux qui les prophétisent.

 

Il est inhumain de gruger injustement les libertés individuelles d’une personne innocente faussement inculpée sur la base de dépositions fantaisistes. Le ministre d’état, Karim Wade n’est poursuivi ni pour détournement des biens de l’Etat, ni pour sortie hasardeuse de fonds publics. Cet acte d’accusation imaginaire n’a aucun sens dans la mesure où cet honorable homme d’état, ne saurait à lui seul saccager l’équivalent des recettes douanières sans l’onction de l’ancien ministre des finances Abdoulaye Diop qui a été primé comme étant le meilleur ministre des finances de l’Afrique et sans l’approbation de l’ancien ministre du budget, Adjibou Soumaré qui a été promu à l’UEMOA.

 

Le plus abracadabrant dans cette sinistre mascarade est que ses plus proches collaborateurs qui travaillaient au niveau de ses départements ministériels ont été promus par Macky Sall. Mes pensées vont directement vers Aminata Niane qui a organisé le premier conseil interministériel sous l’égide de cette gouvernance déclinante. En somme, ces griefs formulés contre sa modeste personne ne reposent sur aucune charge substantielle.

 

En foulant de la pointe des pieds ses droits légitimes les plus élémentaires, pour l’écarter définitivement de la sphère politique, ce système inique est en train de semer les germes de la vengeance au sein des citoyens épris de justice, qui ne cessent d’accumuler leurs mécontentements. La frustration a atteint son paroxysme, le peuple est asphyxié. Les prémices de ce grondement populaire sont visibles à travers les récurrentes manifestations des médecins, enseignants, étudiants et marchands ambulants.

 

Ces crimes judiciaires perpétrés contre le ministre d’état, Karim Wade, amènera les sénégalais à reprendre en mains leurs destins par la rue. Et il est certain que le premier souffle de révolte entrainera l’implosion de ce régime dépérissant. Une fois écroulée, le chef de la transition, Macky Sall, devra se mettre à l’esprit que l’injustice est similaire à une balle de ping-pong.

 

Il a déterré la CREI et est en voie de rétablir la haute cour de justice donc rien ne lui dit que son successeur ne réanimera pas la peine de mort. S’il s’obstine dans cette injustice il devra être sûr qu’il répondra un jour de ses abominables crimes économiques, si imprescriptibles. Il n’aura alors que ses gros yeux pour pleurer des larmes de sang étant donné que seules la chaise électrique ou la corde raide seront à sa portée. Libre sera alors son choix. Hélas pour lui, ainsi fonctionne la loi des semailles, tout se paie.

 

Moïse RAMPINO

 

Macky Sall est prisonnier de sa haine