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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

 

(Agence Ecofin) - En réponse à la récente interview du président de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, parue dans le magazine français Jeune Afrique (n°2776 du 23 au 29 mars 2014), un article publié sur le site hch24.comaffirme que le chef de l’Etat djiboutien aurait payé 800 000 euros au magazine.

Le président Guelleh y est par ailleurs accusé d’acheter souvent la presse nationale et internationale pour polir son image. Le chef de l’Etat djiboutien n’est pas à sa première « collaboration » avec Jeune Afrique. L’article rappelle ce commentaire paru dans le magazine en 1990. Ismaël Omar Guelleh qui n’était pas encore à la tête de l’Etat, était déjà présenté comme un homme politique « très apprécié dans les pays africains et arabes. Parlant couramment le français, l’arabe et le somali, il est ancré dans le contexte régional et possède un sens aigu de la diplomatie ».

Devenu président de la République en 1999, Ismail Omar Guelleh est plusieurs fois passé dans Jeune Afrique. De manière générale, le magazine est accusé d’offrir ses services aux plus offrants et même de leur faire du chantage s’ils rechignent à payer, comme l’affirme le journaliste français de l’Express, Vincent Hugeux.

En janvier dernier, le journal camerounais La Météo a également porté des accusations similaires contre Jeune Afrique à la suite d’un dossier peu flatteur sur la première dame du Cameroun, Chantal Biya. Auparavant, des publications au Cameroun comme au Sénégal évoquaient des tensions entre le magazine et les autorités de ces deux pays qui auraient décliné des offres commerciales que le magazine parisien n’a pas l’habitude de se voir refusées.

09/04/2014: Dans un courrier pour le moins violent, adressé à l'agence Ecofin, Naguib Ali Taher, conseiller en communication du président de Djibouti, dément avoir payé 800 000 euros au groupe français Jeune Afrique pour obtenir une interview de son chef. M. Taher accuse notre agence de "s'être volontairement jointe à une odieuse opération de discrédit dirigée contre un pays et ses dirigeants", le tout assorti d'une cascade de propos insultants qui laissent entrevoir avec quel sens de la nuance ce pays semble aujourd'hui gouverné.