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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

L’Office National de Radio et de Télévision du Tchad (ONRTV) est-il un organe de service public crédible, un cercle vicieux ou un club ?

 

 

L’Office National de Radio et de Télévision du Tchad (ONRTV) qui est sensé être un organe de service public digne de nom, donne l’image d’une institution dont la crédibilité est douteuse à travers le manque de professionnalisme des journalistes et l’incompétence sinon l’ignorance des différents responsables en charge de cette institution.

Tout d’abord, si le journalisme est communément appelé quatrième pouvoir, ce n’est certainement pas par hasard. C’est plutôt à travers son rôle de transparence et d’objectivité qu’il est sensé jouer au sein de la société. Cependant, cette vertu ne semble pas être dans la ligne droite de l’ONRTV. Le manque de professionnalisme gagne du terrain dans cette institution.

En effet, la plupart des journalistes qui travaillent à l’ONRTV ont été formés dans le tas. Peu, sont ceux qui détiennent des diplômes en journalisme. Ce qu’il faut comprendre, c’est que, tout se fait par affinité dans ce milieu. Il faut forcement connaitre quelqu’un de bien placé pour qu’il puisse t’épauler à franchir. Autrement dit, la plupart de ceux qui exercent à l’ONRTV sont de loin ou de prêt liés à quelqu’un qui leur a facilité l’accès.

Les concours et les tests qui sont organisés pour recruter des journalistes ne sont que des formalités, car, la liste des admis est d’office connue bien avant même l’organisation des concours. Les personnes méritantes sont éliminées et remplacées par des personnes fictives n’ayant aucune compétence. Cela est devenu une coutume dans cette institution. Or, le journalisme est un métier noble qui demande du professionnalisme et du savoir faire. Malheureusement, ceci n’est pas le cas de l’ONRTV lorsqu’on constate des journalistes incapables de rédiger des articles ne répondant pas à la norme journalistique à travers toutes les questions de référence dont tout journaliste digne de nom devrait le savoir.

C’est aussi étonnant et même ahurissant de savoir que seul le Ministre de la communication est habilité à donner les autorisations de stage. Les directeurs de la Télé et de la Radio n’ont aucun pouvoir pour le faire. Ils sont là pour les formalités administratives et servent de canal de diffusion pour satisfaire les besoins des chefs. C’est triste, c’est vraiment triste.

L’ONRTV est devenu un organe partisan et non un organe étatique digne de nom. Les informations sont souvent monotones, non équilibrées et manquent d’objectivité. La plus grande partie de l’information est consacrée au chef et à son parti (et cela chaque jour) comme si l’on était dans une période électorale.

Aussi, comment peut-on comprendre qu’un directeur adjoint présente l’éditorial ? N’y a-t-il pas d’autres journalistes capables ? La capacité de l’éditorialiste n’est pas mise en cause, il est plutôt même bon ; mais c’est déplorable de voir qu’il est le seul à le faire en plus de son titre. Et lorsqu’il avait été appelé à d’autres fonctions, l’éditorial ne passait plus. Alors, comment peut-on comprendre cela ? Le manque de professionnalisme a fait qu’il a été encore rappelé à l’ONRTV. Car, sans lui, il n’y aura pas d’éditorial. C’est triste, c’est vraiment triste.

Le métier du journalisme au Tchad à presque perdu son charme. A un certain moment donné, c’était un métier qui attire et dont la majorité des personnes aimeraient l’exercer. Mais hélas, car tout se fait par affinité de nos jours dans ce domaine, c’est pourquoi il n’y a pas assez de professionnel dans le milieu surtout à l’ONRTV et ceux même qui exercent déjà ne fournissent aucun effort pour apporter du nouveau. Aucune innovation, aucune prise de conscience surtout quand on sait que, le ministre de la communication au lieu de travailler efficacement bat campagne aux yeux de tous pour le parti au pouvoir tout en laissant sa responsabilité de ministre. C’est triste, c’est vraiment triste.

En effet, les responsables de l’ONRTV quant à eux continuent de jouer les lèche-bottes pour satisfaire les besoins du chef. Chacun pense à son pain. Même si, l’on doit accepter à satisfaire les besoins du chef, quelque fois il faut penser à l’éthique et à la déontologie du métier de journalisme. L’image du métier se terni du jour au jour due à l’ignorance et à l’incompétence de ces responsables.

L’ONRTV est un club, un cercle vicieux dont en aucun cas personne ne peut comprendre le système. Officiellement tout compte à croire que beaucoup des choses sont entrain d’être faites, mais officieusement rien ne se fait concrètement surtout quant on sait que la grille des programmes est pauvre, les journalistes reporters sont la plupart des amateurs, les journalistes présentateurs sont en quantité insuffisante, les décisions de licenciement ou de permutation dans ce milieu se prennent à tout moment. Bref, tout un tas des choses qui montrent que l’ONRTV n’est pas crédible. C’est triste, c’est vraiment triste.

Enfin, au Tchad, pour se faire une place dans ce milieu et partout d’ailleurs, il faut faire d’abord l’apologie du chef, adhérer au parti d’Etat (MPS), ensuite se jouer les lèche-bottes et enfin oublier sa dignité et sa crédibilité. C’est triste, c’est vraiment triste.

 

Source: Confidentielle

L'Office National de Radio et de Télévision du Tchad (ONRTV) jugé pour sa crédibilité douteuse