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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

‘’ La personne la plus hésitante à faire une promesse est celle qui la respectera avec le plus de foi.’’ - Jean-Jacques Rousseau.

 

Pour ne pas reconnaitre son inaptitude à tenir les commandes de l'Etat, le marchand d’illusion, a cru bon devoir nous alimenter d’un éventail de promesses irrationnelles lors de la fête de l’indépendance. Ces annonces électoralistes gazières ne changeront en rien aux difficultés existentielles rencontrées par ses compatriotes vu qu’elles sont loin d’être au centre de ses préoccupations. L’action gouvernementale n’est ni au service de l'amélioration du niveau de vie des sénégalais, ni au service du bien commun.

 

Elle entretient au contraire le bradage, par les puissances occidentales, des ressources publiques à des fins d’enrichissements strictement individualistes. En carence de stratégie, ce courtier de la France, s’est évertué, pour se faire accepter par les sénégalais, à recourir à un excessif emprunt toxique étayé par 3785 milliards de FCFA virtuels. Ce surendettement sera sans effet sur l’économie d’autant plus que le paiement de ses créances se fera avec un remboursement de 150 milliards par mois.

 

En effet, l’hameçon qu’est le service de la dette permet aux capitaux occidentaux de puiser directement leurs dividendes dans cette manne financière en principe prêtée et d’édicter en même temps la direction que ses fonds vont emprunter. La primauté des marchés est, à cause de cet instrument, accordée aux sociétés françaises. Ce qui leur permet subséquemment d’accroitre leurs parts de marché, de stimuler leurs chiffres d’affaires et de résorber les déficits engendrés en Europe.

 

Cette nouvelle forme de déprédation discriminatoire, qui octroie à cet essaim de criquets pèlerins occidentaux le droit de jouir, dans la corruption, des projets structurants d’infrastructures, sans laisser de marge aux entreprises locales, s’annonce plus que dévastateur pour le tissu industriel. Ainsi, ces floraisons de prêts n’auront aucun impact sur le chômage car les acteurs du privé national, principaux pourvoyeurs d’emplois, sont pénalisés par ces puissants lobbys impérialistes. Pour preuve, Necotrans novice en matière d’exploitation du trafic de pondéreux a exclu 24 entreprises sénégalaises pourtant qualifiées pour réaliser ce genre de travaux.

 

Plus grave pour assurer la pérennité du bradage des intérêts de l’Etat, le garçon de course des français a d’abord ratifié les dispositifs qui permettront à ces avalistes coloniaux de monopoliser les ressources nationales. Par le bais de ces APE, dont il est le précurseur en Afrique, il permet aux entreprises européennes de contourner les taxes douanières pour avoir un accès plus direct aux marchés locaux.

 

Ce mécanisme de servitude permettra, d’une part, d’augmenter le volume du déficit fiscal. De ce fait, l’Etat du Sénégal pour combler cet affaissement des recettes douanières ou pour financer des infrastructures de grande envergure sera obligé de s’endetter auprès de ces esclavagistes. Ce qui aura pour corollaire de réduire les investissements publics donc d’annihiler toute création d’emploi.

 

D’autre part, ses accords d’asservissement creuseront d’avantage les inégalités. Déjà que nous avions tous les problèmes du monde à transformer les richesses naturelles, dont nous disposons, en produits finis. Du coup ces multinationales viendront, après avoir savamment exploité les produits bruts que nous les avons livrés un peu plus tôt, presser comme une orange les marges de profit des opérateurs économiques sénégalais. Ce qui accélérera une chute de la production, conséquemment une faillite des entreprises par voie de conséquence un accroissement du chômage.

 

Cette course effrénée à la mendicité a eu raison, par le biais de la société française Necotrans, sur 3 000 emplois directs et 45 000 emplois indirects au port de Dakar, non sans compter les 450 agents de sécurité licenciés abusivement et les 70 000 ferrailleurs contraints au chômage forcé. La Socas, en plus des 376 entreprises, a, du fait de cette mauvaise orientation stratégique, fini par s’effronder comme un château de cartes.

 

Il a été établi que ce secteur privé, qui arrive péniblement à embaucher 2500 employés chaque année, ne pourra guère résorber les 121 391 étudiants qui sortent chaque année de nos temples du savoir. Un petit cumul des emplois perdus démontre, qu’en lieu et place des 500 000 emplois promis, le bricoleur de la présidence, a réussi la prouesse de créer en l’espace de deux ans plus de 250.000 chômeurs, soit plus que le nombre de sénégalais actuellement employés par le privé sénégalais. L’essor fulgurant des sans-emplois a entrainé pénurie de liquidité, dans les portefeuilles de ces potentiels acheteurs, d’où par le jargon ‘’ Deuk bi Dafa Macky Ba Mariéme’’.

 

A ce délabrement des conditions de vie de la grande masse des sans-revenus, s’ajoute une hausse galopante des prix des hydrocarbures qui transitent le Sénégal pour aller au mali. Le supercarburant qui coûte 750 Fcfa/l au Mali a été revu à la hausse, désormais il s’échange à 889 FCfa/l au Sénégal. Le gasoil, dorénavant fixé à 792 FCfa/l au Sénégal contre 665 Fcfa/l au Mali, a atteint son point culminant. Quant à l’électricité, elle a connu une augmentation de 30% du prix du kWh, qui est passé de 70 FCFA à 113 francs CFA. Cette flambée du coût des produits pétroliers s’est répercutée sur les prix des biens de consommation caractérisés par une envolée du prix du kg de viande qui a grimpé de 2300 FCFA à 3000 FCFA.

 

Cette inflation généralisée a amenui le pouvoir d’achat des fonctionnaires. Ces agents de l’état ont vu, en deux ans, leurs charges multipliées par deux : le chômage de leurs jeunes enfants diplômés et l’envolée des prix des denrées de première nécessité. Pris en étau par la modicité de leurs émoluments, les enseignants et les médecins n’arrivent plus à voir le bout du tunnel, ils vivent sous le seuil du minimum vital. Pour sortir de cet état primitif, ils exigent une revalorisation conforme aux labeurs consentis. Malheureusement, le chef de la transition, joue au dilatoire en diluant leurs plateformes revendicatives dans des discussions stériles.

 

Au lieu de rationaliser la gestion des fonds publics pour répondre aux attentes de ces commis de l’Etat, Macky Sall, a préféré rehausser le salaire des membres du CESE qui est passé de 700 000 CFA à 2 000 000 FCFA. Ceci au moment où la masse salariale de cette inutile institution budgétivore dépasse 2,9 milliards de FCFA/an. La confiscation des ressources de l’état a été fortifiée par l’augmentation à hauteur de 5000 000 de FCFA du salaire des DG des différentes agences. L’autre réalisation majeure de ce système comateux a été la création de la prime de logement qui s’évalue à 150 000 FCFA/mois pour les députés, qui bénéficient en outre d’un émolument de 2 000 000 FCFA.

 

Rien d’étonnant puisque la finalité de ce régime, consiste à préserver les privilèges des parasites politiques grâce à lesquels le stagiaire de la présidence a connu la gloire. En définitif, le bilan à mi-parcours de cette gouvernance, qui tire vers sa fin, se résume à ce déphasage existant entre les promesses non-tenues et les fictives réalisations d'apparences faites dans le vide.

 

Moïse RAMPINO

 An 2 : Macky Sall fait 1 pas en avant, 100 en arrière