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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Affaire Hisséne Habré Le Président Idriss Déby se barricade

Les choses sont parties pour ne pas du tout être simples dans la gestion du dossier judiciaire d'Hissein Habré. Selon « Enquête » des blocages persistants et non des moindres sont signalés venant d'ailleurs du régime tchadien lui-même. Les juges des Chambres africaines veulent en effet entendre et faire comparaître d'anciens responsables du régime aujourd'hui entre les mains de la Justice.
 La chose aurait dû être simple car le Sénégal est lié au Tchad par des conventions en matière judiciaire. Mais la Justice tchadienne refuse et avance l'argument selon lequel elle ne peut pas mettre à la disposition des Chambres africaines des personnes qui sont déjà dans une procédure au niveau local. En outre, elle part du principe que le Tchad ne saurait extrader ses propres ressortissants.
 Mais tout ou partie du problème semble résider dans le fait que certains de ces prisonniers détiendraient des informations sensibles et pourraient bien charger contre l'actuel Président, Idriss Deby Itno qui aurait lui aussi sa part de responsabilité dans les exactions imputées à son prédécesseur, Hissein Habré.
 Dans cette affaire, le journal signale que le Doyen des juges du Tchad serait une pièce centrale dans ces manœuvres. Ce qui fait croire que N'Djamena voudrait imposer dans ce dossier une Justice à double vitesse et ne ferait pas totalement confiance aux juges des Chambres africaines. On soupçonne d'ailleurs ces derniers de cacher leur jeu dans la qualification de la responsabilité du Président Deby dans les crimes imputés à Habré. C'est donc dire qu'en sourdine, il y a un problème de confiance qui se pose.
L'argent, nerf de la guerre
 L'autre goulot d'étranglement dans la conduite de ce dossier, ce sont...les sous. Il faut savoir qu'un Consortium d'experts expérimentés chargés de concevoir et de mettre en œuvre un plan de sensibilisation sur deux ans a été mis sur pied. Un budget d'environ 500 millions de francs Cfa est d'ailleurs prévu pour expliquer aux opinions publiques les tenants et aboutissants du procès en vue. Eh bien ! Certains experts ne comprennent pas qu'on puisse prévoir tout ce pactole pour la sensibilisation alors que pour le travail sur le terrain, le Comité de Pilotage constitué de bailleurs de fonds, de l'Union africaine, de l'Etat du Sénégal, refuse de mettre la main à la poche. C'est le cas dernièrement lorsque les experts (chargés d'étudier les charniers dispersés un peu partout en divers endroits du territoire tchadien) ont demandé 150 millions Cfa dans le cadre de mission sur le terrain, avant de se voir notifier le refus pour, dit-on, défaut de justification. Or, indiquent des sources proches du dossier, le Comité de pilotage n'est pas dans le fond du dossier pour remettre en cause des justificatifs dans le cadre des missions annoncées. C'est dire que là aussi et ailleurs, l'argent, encore lui, est le nerf de la guerre...