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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

 

La situation que connait le Tchad, après plus deux décennies de gestion catastrophique du pouvoir MPS, interpelle tous les Tchadiens. La pire de chose est de rester indifférent au délitement de la société Tchadienne par des gens qui, au vu de leurs actions quotidiennes, nous font comprendre jour après jour, mois après mois, année après année, qu’ils n’ont pas envie de vivre dans ce pays après DEBY donc des citoyens de passage. Ce régime est comme le Titanic qui va tout droit sur l’iceberg sans avoir les moyens de s’en empêcher. Se sachant au précipice, Deby et ses proches s’en servent à volonté sur les deniers de l’Etat, pendant que le peuple Tchadien croupit dans une misère noire.

La jeunesse ARDACHI, soucieuse du devenir de notre pays tente d’expliquer la genèse de cette méthode criminelle, autiste et méprisante importée d’amdjarass et mise en place par Deby et les siens depuis décembre 1990. Elle essaye aussi d’expliquer au passage la haine viscérale des Biliala envers les BOROGAT par des faits historiques illustrés par des écrits. Car certains actes gravissimes posés par Deby et qui touchent particulièrement la communauté BOROGAT et leur terroir ne sont pas connus de nos compatriotes, mais nous y reviendrons très prochainement dans un article consacré à cet effet.

Traquée par l’administration coloniale pour fait de vol de bétails, viol et assassinat, une grande partie de la communauté Biliala-kouliala (ethnie de Deby) s’est retrouvée au soudan, précisément à KORNOY depuis plus de cinquante ans. Deby Itno père en faisait partie. Avec l’avènement du MPS, toutes les grandes villes du Tchad ont été prises d’assaut par des jeunes pillards qui ne sont autres que les enfants de ces voleurs refugiés au soudan. Des jeunes qui ne se sont jamais imaginés une vie en dehors de la trappe héritée de leurs parents et à laquelle ils sont condamnés, se sont retrouvés par miracle dans un pays où tout leur est permis. C’est ainsi que les bergers et les vendeurs d’eau se sont déversés dans l’Armée et les services de sécurité en qualité d’officiers supérieurs pour la plupart, afin de rester en harmonie avec leurs habitudes favorites qui sont, le rapt, le pillage, le gain facile au prix de crimes dont ils ne peuvent en aucune manière se départir. En lisant les écrits des administrateurs coloniaux et surtout des anciens magistrats (Claude Durant), anthropologue (Jean Chapelle), ethnologue (Marie-José Tubiana), on peut aisément s’en rendre compte. Loin de nous l’idée d’en faire porter la responsabilité des dérives dictatoriales de Deby à toute une communauté, mais nous ne pouvons rester impassible face à l’injustice criarde, au piétinement de nos mœurs, à la création d’une oligarchie ou la composition d’un happy few par la progéniture de Deby.

La communauté BOROGAT est autant victime que la communauté Hadjarai, Sara, Zakawa d’Iriba, Gambaye, Boudouma, Ouaddai, Moundang, Arabe, Gorane, Bilala, bref l’ensemble des communautés que compte le Tchad à part celle de Deby. L’impasse dans laquelle ce régime a mené notre pays exige de nous tous une prise de conscience afin de créer un sursaut national qui débarrassera définitivement le Tchad  de toute cette paillasse au pouvoir.

La jeunesse ARDACHI demande à toutes les filles et à tous les fils du Tchad (les enfants de Kyabé, les enfants de Koundjar, les enfants de Kalait, les enfants de Mataya, les enfants de Léré, les enfants de Massenya, les enfants de Moussoro, les enfants de Ouara, les enfants de Yebibou, les enfants d’Iriba, les enfants de Badila, les enfants d’Aboudeya, les enfants de Sila, en un mot tous enfants du Tchad), quelque soient leurs religions, leurs régions ou leurs sensibilités politiques à être prêts pour relever le défi de la libération de notre cher pays. Cette jeunesse est organisée pour être au rendez-vous du changement désormais irréversible, qui permettra à ce beau et riche pays de poser les bases véritables d’un Etat de droit, démocratique, stable, respectant les droits de l’Homme, afin de se consacrer à son développement économique et social. Nous rappelons que toutes les grandes nations ont été fondées dans la douleur. Tant que nous ne ferons pas de sacrifices, nous continuerons à vivre dans la servitude et l’humiliation auxquelles Deby nous a habituées.

A tous les jeunes Tchadiens, Le défi est lancé.

 

Fait à N’djamèna, le  

 JEUNESSE ARDACHI

 

2014: L’APPEL DE LA JEUNESSE ARDACHI