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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

Droit de réponse de Ngarlejy Yorongar à Notre Temps n°546 du 4 au 10 février 2014

Nonobstant toute suite judiciaire, prière publier, in extenso, ce droit de réponse sous le même titre avec les mêmes caractères, la même taille des lettres, les mêmes formats des deux photos à la UNE, avec les deux photos à l’intérieur (articles 30 à 34 de la loi 17 sur la presse, laquelle loi m’accorde le double de votre article (alinéa 2 de l’article 32) soit deux pages pleines en A2.

La déclaration d’Idriss Déby proclamée au siège des Nations-Unies en 2013 à New-York, son discours à Bongor en décembre 2013 au cours duquel il a réaffirmé sa volonté politique d’organiser les élections transparentes et son message à la nation à l’occasion du nouvel an sont des messages forts qui font rêver d’un processus électoral enfin transparent et surtout d’une biométrie fiable mais ses actes quotidiens tranchent avec cette volonté politique affichée, clamée, affirmée, réaffirmée et proclamée comme on va le voir.

«Tchadiennes Tchadiens,

Chers Compatriotes,

L’année 2014 que j’ai placée sous le signe de l’engagement et de l’action, doit nous permettre de renforcer et consolider notre Jeune démocratie par de recensement biométrique qui balise le terrain pour l’organisation des échéances futures.

J’en appelle donc à l’esprit citoyen de tous les Tchadiens en âge de voter, de participer massivement à ce recensement biométrique, le premier du genre au Tchad, dont le caractère transparent par essence nous évitera toute suspicion et toute fausse interprétation»

«Gouverner c’est prévoir», tel a toujours été mon principe pour anticiper sur les évènements. N’est-ce pas les élections crédibles, libres, démocratiques et transparentes passent par une CENI indépendante et paritaire dirigée par un président neutre et à équidistant des partis politiques, un président du Conseil Constitutionnel neutre, un président de la Cour suprême neutre choisi pour son indépendance d’esprit, un opérateur de biométrie choisi à la suite d’appel d’offre international, la mise à l’écart du processus électoral des Maires, Sous/préfets, Préfets, gouverneurs, autorités civiles et militaires et l’implication des partenaires sans parti pris etc.

Est-ce la reculade de ma part lorsque j’exige un minimum de conditions pour être sûr que les futures élections soient crédibles, libres, démocratiques et transparentes ?

Ne me comparez pas aux chefs des partis politiques qui instrumentalisent, comme fonds de commerce, leurs électeurs et militants pour se faire rétribuer à partir de 1996, date des premières consultations électorales. Je paie trop cher mon opposition et mon refus catégorique de céder à la compromission et à l’argent facile au détriment des contribuables tchadiens. Je ne suis pas de ces opposants verbeux le jour et «doungourou» la nuit entrain de manger les miettes dans les râteliers d’Idriss Déby.

Qui, d’autre qu’Idriss Déby peut-il me disculper publiquement.

Lors de ses discours des campagnes présidentielles de 1996 et 2001 a Sarh, Koumra, Doba, Moundou, Kélo et à Bongor ? Aussi, faut-il rappeler qu’en 2011, en présence des six (­­6) candidats aux élections présidentielles dont lui et moi-même, il a, on ne peut plus, été claire : «Depuis que je suis ici dans ce Palais, j’ai toujours invité Yorongar et souhaité le voir, mais il a toujours refusé. Aujourd’hui, je suis content de le recevoir. Aucun de vous quatre ne dira qu’il n’est jamais venu ici…». Cette déclaration inattendue a refroidit les quatre autres candidats dont Saleh Kebzabo venus avec moi dans le dessein de négocier les règles de transparence. Telle la main qui ne peut pas cacher le soleil, vos insinuations ne cacheront pas la vérité. Qui, d’autre qu’Idriss Déby peut-il ainsi me disculper de tous vos ragots, commérages et insinuations. Les leaders politiques dits de l’opposition sont toujours victimes de leurs propres turpitudes en acceptant de voter les lois scélérates, en toute confiance, et ce, à la veille des élections pour finir par en être victimes. Et après les élections dont ils sont des fossoyeurs par leur vote, ils sont prompts à dénoncer ces lois pourtant votées par eux et les hold-up pour se laver la conscience. En contre partie, ils finissent toujours par jouir des miettes, des broutilles, des strapontins et autres billets de banque sonnants et trébuchants qui leur permettent de vivre aujourd’hui dans un luxe insolent.

Ce sont ces opposants eux-mêmes ou certains d’entre eux qui vendent leurs électeurs et/ou leurs militants contre des mallettes d’argent après chaque élection.

Sinon comment comprendre qu’ils enterrent eux-mêmes la biométrie arrachée de haute lutte lors de la négociation de l’accord du 13 août 2007 ? Si feu Ibni, Lol et moi-même sommes enlevés en 2008 et séquestrés à Farcha, c’est parce que le premier a fait adopter la biométrie pour couper l’herbe sous les pieds des fraudes électorales, le second insiste sur l’application intégrale de l’accord du 13 août 2007 et moi-même parce que j’ai fait adopter le recensement général qui devait mettre à nu les mécanismes permettant au gouvernement et au MPS de déterminer les faux nombres des populations qui passent du simple au double dans certaines régions et les découpages électoraux falsifiés pour le besoin de la cause. En revenant sur la biométrie adoptée lors de la négociation de l’accord du 13 août 2007 comme il l’a fait publiquement au Palais de Djambalngato après qu’il ait été reçu quelque temps plutôt à Amdjaress par Idriss Déby,

l’opposant Saleh Kebzabo n’a-t-il pas enterré Ibni pour la deuxième fois ?

Déjà au moment de la négociation de l’accord du 13 aout 2007, il s’était opposé à cette biométrie et au recensement général des populations de concert avec, Désesquelles, entre autres. N’a-t-il pas remué son couteau dans les tortures que Lol et moi avions subies dans une des prisons secrètes à Farcha ? Est-ce ça l’opposition que vous vantez, chantez, louez et dansez à longueur de vos colonnes ? Aussi, les petits mets à vous offerts à l’occasion de ses interviews et de diffusions de ses communiqués de presse font de vous ses véritables esclaves ? Si j’ai des doutes sur l’efficacité de la biométrie au Tchad, c’est parce que les signes avant-coureurs des fraudes ne trompent pas. Ils sautent aux yeux. A peine, la loi n°16 du 7 août 2013 portant création d’une CENI initiée par le Gouvernement MPS et adoptée par la quasi-totalité des Députés est contestée par le MPS et son Gouvernement parce qu’elle impose la parité d’abord au sein même de la majorité et de l’opposition à raison d’un représentant à la CENI par parti représenté à l’Assemblée Nationaleet ensuite entre la majorité et l’opposition à, raison de 17 représentants chacune. Pour le fait que le MPS ait un seul représentant à la CENI comme tous les autre partis politiques, il a fallu faire modifier la loi 16 adoptée un mois plus tard par la loi n°17 pour permettre au MPS de faire entrer onze (11) de ses représentants à la CENI au lieu d’un seul représentant soit un quart (¼) des voix auxquelles s’ajouteront celles de ses alliés et surtout les voix qui sont achetées au sein de l’opposition pour faire les 2/3 des voix prévues par la loi afin de faire passer les décisions voulues. Telle est la stratégie du MPS pour frauder. Donc, en votant cette loi scélérate, les Députés de l’opposition consacrent sciemment la légitimité de cette loi qui remet pourtant tout en cause. A cette agitation et intention malveillante de frauder aux futures élections, s’ajoutent respectivement les nominations partisanes à la tête des organes et institutions fossoyeurs des élections depuis 1996, à l’exemple du Conseil Constitutionnel, Cour Suprême, Gouvernorats, Départements, Sous-préfectures, etc. Ainsi, en flagrante violation des principes généraux et des textes,Nagoum est nommé Président du Conseil Constitutionnel, par ailleurs, juge des élections présidentielles, Samir Amir qui ne remplit pas les conditions de grade et de d’ancienneté est nommé Président de la Cour Suprême également juge des élections locales et le limogeage sans raison de Jean-Pierre Madjirangué de son poste de Président de la CENI sous des fallacieux prétextes témoignent d’une volonté manifeste de frauder.

Samir et Royoumbaye refusent de recevoir le Huissier que j’ai requis pour me récupérer le procès-verbal de son élection comme Président de la CENI; son curriculum vitae qu’il a fait valoir au CNDP pour son élection; les copies des procès-verbaux des décisions du PLD le nommant respectivement membre l’organe délibératif et du Bureau Exécutif du PLD; la copie de sa démission de ses fonctions du Secrétaire Général du Secrétariat Général du Gouvernement; la copie originale et date de signature de l’appel d’offre ouvert qu’il a signé et publié le 14 février 2014 dans le Progrès n°3807, page 5; les copies des décrets nommant Nagoum Yamassoum et Samir Amir respectivement Présidents du Conseil Constitutionnel et de la Cour Suprême et les copies de leur démission de leurs précédentes fonctions. Cette mise en place des mécanismes des fraudes ne provoque ni la réaction de la nébuleuse opposition que vous adulez ni la vôtre. Je reste pantois face à votre analyse d’un faiseur d’opinions que vous êtes et le silence assourdissant qui vous caractérise. Tel que ça se passe, au diable la transparence. Dommage ! En effet, Jean-Pierre Madjirangué est débarqué de la présidence de la CENI parce qu’il a identifié, dans le cadre de ses fonctions, un opérateur américain de la biométrie dénommée «zéro fraude», laquelle a été utilisée dans plusieurs dizaines de pays dont le Nigeria connu pour ses hold-up électoraux chroniques comme au Tchad. Aujourd’hui, un autre Jean-Pierre Royoumbaye débarqué du CEFOD est récupéré à toutes fins utiles par le Secrétariat Général du Gouvernement (SGG). Il est élu en violation du dernier alinéa de l’article 9 du Règlement Intérieur du CNDP et non choisi d’accord parties par consensus. Au SGG, M. Royoumbaye est nommé Secrétaire Général, l’équivalent du Directeur Général du Ministère en attendant le moment propice. Bien que Président de la CENI investi en 2013, Royoumbaye continue de signer des marchés publics juteux au nom du SGG (cf. Le Progrès n°3807 du 14 février 2014, page 5). A-t-on fait des enquêtes de moralité sur ce dernier Jean-Pierre II pour être sûr de sa moralité sans reproche ? Tout comme Jean-Pierre 1er (Madjirangué), Jean-Pierre II alias Royoumbaye n’a pas non plus fait l’objet d’enquête. Ce dernier Jean-Pierre a commis la forfaiture et le déni en cachant au CNDP qu’il est membre du bureau exécutif du PLD. Il a, par ailleurs, été élu en violation de l’article 8 du Règlement Intérieur de l’accord du 2 avril qui a mis en place le CNDP. N’est-ce pas là deux poids deux mesures ? Sous d’autres cieux, pour moins que ça, l’opposition et la société civile y compris la presse monteraient pacifiquement au créneau pour faire reculer le pouvoir. Mais hélas, vous vous complaisez à chanter les louanges du pouvoir et de l’opposition nomade et mange-mil. Regardez devant votre porte et enlevez la poutre dans vos yeux avant de me livrer à la vindicte populaire alors que j’ai pris une longueur sur les autres hommes politiques en menant une campagne auprès des populations en les invitant à se faire massivement recenser lors du recensement biométrique, seul gage de recensement biométrique fiable. J’ai, en outre, exigé que l’acte de naissance et la carte d’identité soient aussi automatiquement délivrées à tout Tchadien à l’âge de voter en même temps que la carte électorale biométrique. Donc, ce recensement biométrique occupe la plus grande partie de mon discours à l’Est et au centre du pays. Vous dites que j’ai tergiversé au cours de l’émission «Dimanche chez nous» à la Radio FmLiberté sur la question de la biométrie qui est l’un des gages d’une élection sincère». Votre haine à mon égard n’a d’égal que le mensonge grossier que vous êtes le seul à me prêter. Oui, vous êtes le seul à affirmer de telles inepties. Et vous ajoutez que je «souligne que même avec la biométrie, la fraude est possible». Si vous croyez que la biométrie supprime les fraudes, les résultats des élections ne seraient pas émaillés des contestations comme on en voit partout dans le monde notamment en Inde, en Cote d’Ivoire…. Même avec la biométrie, la fraude n’est pas seulement possible, mais est une évidence, sinon le MPS ne s’acharnerait pas sur Jean-Pierre Madjirangué pour obtenir son renvoi ? Croyez-vous que l’œuvre humaine telle que la biométrie est infaillible ? «Car, avez-vous ajouté, cet instrument (biométrie) qui a mis en confiance beaucoup de Tchadiens peut être contourné par des connaisseurs en la matière. Etes-vous naïf à ce point M. le journaliste-Professeur de maths Alatara Fortuna ? Pour un journaliste comme vous, c’est inadmissible. Je poursuis, dites-vous, que «le MPS a mis un mécanisme bien soigné en marche en faisant de l’ancien Secrétaire Général (du MPS) Président du Conseil Constitutionnel pour faire l’affaire du parti (MPS)…». On dirait que vous avez choisi le métier de journaliste non pas par vocation, mais par erreur. «Ces propos du Député Yorongar dites-vous est un reculade (sic), car à entendre le Député, il y a quelques mois revendiquer la tenue des élections avec la biométrie, ces propos ne devaient pas émaner de lui. Puisque toutes les parties se sont accordées sur la biométrie, point n’est besoin de reculer même, si ceux de la majorité brandissent le coût très élevé de cette nouvelle technique pour s’en dérober». Vous êtes d’une incohérence hors paire. Parlant du limogeage de Jean-Pierre Madjirangué que je défendais à juste titre puisque le MPS n’a apporté aucune preuve palpable pour étayer ses accusations contre lui. A moins qu’on vous les donne sans les opposer aux membres du CNDP. Au fait, combien de personnalités de premier plan au Tchad qui sont embastillées et envoyées en prison avant d’être sorties sans jugement et nommées à des postes de responsabilité ? Oui, j’ai vu le produit de l’opérateur américain dénommée «Zéro fraude» avec certains de mes collègues du CNDP. Cette biométrie m’a séduit et convaincu même si je suis de nature méfiante. «Comment, dites-vous, comprendre ce recul de Yorongar. Est-ce une simple dérobade pour justifier ses actions plus tard. Même si le Député Yorongar pense qu’aujourd’hui qu’avec le départ de M. Madjirangué qui a promis instaurer la vraie biométrie, l’espoir est perdu (sic)…». Je vous rappelle une fois de plus que gouverner, c’est prévoir. Si je vois à l’avance ce qui se dessine avec la modification de la loi 16 par la loi 17 pour faire entrer onze représentants du MPS à la CENI au lieu d’un seul comme l’exige la parité prévue par la loi 16, la nomination de Nagoum comme Président du Conseil Constitutionnel alors qu’il fut ancien Directeur de Cabinet et ancien Directeur de Campagne du Président Idriss Déby, plusieurs fois Ministre, ancien Premier Ministre, ancien Président du Conseil Constitutionnel, etc., ainsi que la nomination de Samir Amir, ancien Directeur de Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale, ancien Secrétaire Général du Gouvernement parachuté comme Président de la Cour Suprême qui juge les élections locales, cela saute aux yeux que les futures élections ne seront pas transparentes. C’est une évidence, qu’elles seront émaillées des fraudes quel que soit la performance de la biométrie qui n’est qu’une œuvre humaine. A tout cela, s’ajoutent la mise en garde adressée par les gouvernants aux membres de la CENI, exception faite de ceux du MPS. savez-vous que les membres de la CENI font quotidiennement l’objet des menaces à peine voilées, des injonctions, admonestations et intimidations créant ainsi la peur dans leur cœur et le doute dans leur esprit comme s’ils sont recrutés sur concours pour être renvoyés comme des malpropres et non envoyés à la CENI par leurs partis politiques. Le Premier Ministre et les pontes du MPS qui dirigent réellement la CENI à travers son Président ne les ménagent même pas. Caporalisés, à la limite, phagocytés voire caporalisés par ces puissants du MPS, les membres de la CENI n’obéissent au doigt et à l’œil qu’à ces derniers, mais plus jamais à leurs partis qui les ont pourtant envoyés à cette institution pour les représenter. En ce qui concerne le FAR/PARTI FEDERATION, si d’aventure son représentant arrive, par peur de perdre sa place, à prendre part à des décisions contraires à ses objectifs, il sera purement et simplement limogé et remplacé par un autre militant qui lui obéit. Est-ce clair ? Enfin, force est de constater que la CENI et le CNDP sont paralysés parce que privés des moyens de travail. Le CNDP qui est la création d’Idriss Déby a des ennemis au MPS qui mène contre eux une guerre sans merci, au sein d’une certaine partie de l’opposition manipulée par Saleh Kebzabo qui passe son temps à le diaboliser, à la Primature où des obstacles sont dressés sur son chemin pour l’empêcher d’être opérationnel et au cabinet du Président de la République qui intercepte ses courriers sans les soumettre à la sagacité d’Idriss Déby.

Ce quarteron d’ennemis, sans visage et à savoir limité, semble poursuivre des objectifs inavouables et dangereux pour la paix sociale. Tout est fait, en effet, pour bloquer la marche du CNDP et de la CEN : rétention du courrier destiné au Président de la République, privation du CNDP et de la CENI des moyens de travail par la Primature, campagne désobligeante menée tous azimuts par Saleh Kebzabo etc.

Bien que les articles 4[1] et 5[2] de l’accord du 2 avril 2013 et les articles 6[3] et 9[4] du Règlement Intérieur soient limpides, ces ennemis du CNDP, tapis dans l’ombre sèment la zizanie entre la CENI et le CNDP. C’est aux termes des dispositions de ces deux articles que la CENI mise en place par le CNDP est consacrée par décret pris par le gouvernement. Les esprits malsains animés par des intrigues qu’on leur connait invitent la CENI à rompre toutes ses relations avec le CNDP et à s’abstenir de toute allusion à cette institution dans ses documents. Pour preuve, dans les termes de références élaborés à la va-vite, adoptés et distribués, la CENI ne fait aucune mention ni allusion au CNDP. C’est ce qui amène le Garant à faire une mise au point devant les deux organes parce qu’ils sont condamnés à collaborer. Actuellement troisième force de l’opposition à l’Assemblée Nationale avec trois Députés et 19 conseillers municipaux, le FAR/PARTI FEDERATION n’a aucun poste de responsabilité à l’Assemblée Nationale ni à la CENI. Il lui est interdit tout poste dans les institutions, dixit Issakha Ramat et Mahamat Ali Abdallah Nassour alors que des partis politiques sans aucun Député ni conseiller municipal ou avec un seul Député et/ou un seul conseiller municipal occupent des postes de responsabilité.

L’exclusion de FAR/PARTFEDERATION est, à ce point, institutionnalisée.

Au lieu de sensibiliser les Tchadiens à prendre conscience, vous réglez proprement mes comptes. Je vous mets en garde une bonne fois pour toutes que ce n’est pas parce que je refuse depuis 2001 de vous accorder des interviews pour des raisons évidentes que seuls votre Directeur de Publication et l’ancien rebelle GuerreroLaouna Gong Raoul savent que vous allez vous arroger le droit de me salir impunément. Si je succombais aux tortures de cette année-là qui font la risée de Nadjikimo et Laouna Gong Raoul dans un métro à Paris et si les deux balles qui visaient ma tête en 2008 la faisaient éclater à cause de l’adoption de la biométrie et du recensement général des populations du Tchad telle que citée plus haut, à quel Yorongar, allez-vous demander de vous accorder des interviews ? Ibni a payé de sa vie, Lol et moi avons failli y laisser notre peau. Il n’en demeure pas moins que nous portons les stigmates et séquelles des tortures qui nous rongent chaque jour que Dieu fait. Ne blaguez pas avec ces sujets. Même si le SG du MPS, Adrien Béyom Malro alias Malo disait à propos de la biométrie en ironisant que «Je ne savais pas que Ibni avait inventé la biométrie». Laissons les morts enterrer les morts.

Quand le Premier Ministre dit que la mise en place des démembrements de la CENI n’est ps urgent, que peut-on attendre de biométrie et des élections ?

 

[1] «Article. 4 : Le cadre de dialogue a pour objet d’entretenir la concertation entre les parties prenantes, sous réserve du respect des mécanismes institutionnels prévus par les lois de la République.

[2] «Article 5 : Au sens de l’article 4, l’agenda politique immédiat est arrêté comme suit :

  1. L’organisation du recensement biométrique en 2013 ;
  2. L’organisation des élections locales en 2014 ;
  3. L’organisation des autres élections nationales conformément à leur calendrier en 2015 et 2016.

A cette fin, le gouvernement mettra en place une administration électorale comprenant une CENI tripartite de trente et un (31), les membres issus de la majorité (17), les partis politiques de l’opposition (17) et les représentants de la société civile (6) : le 31ème est une personnalité indépendante désignée d’accord parties ; un bureau permanent des élections tel qu’il a été prévu, organisé et fonctionnant sous l’emprise d l’accord du 1 » août 2007 (sic)».

[3] «Article 6 : Le CNDP assiste le Gouvernement dans la mise en œuvre de l’agenda politique défini à l’article 5 du protocole d’accord du 2 avril 2012... Le bureau de la Coordination du CNDP collabore avec le Gouvernement et la CENI».

[4] «Article 9…L’Assemblée Générale prend ses décisions par consensus»...

Tchad: La Biométrie délie les langues de la classe Politique