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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

HALT DEATH STALKER (HDS)‘’Halte aux Rôdeurs Mortels du B.E.T/W-F‘’
                  ____________________   
Organisation tchadienne de lutte contre les Piqures de Scorpions
et l’Avancée du désert dans les Régions du Borkou, Ennedi,
                Tibesti, WadiFira.
                   ______________
      LETTRE OUVERTE  AU CHEF DE L ETAT  PRESIDENT  DE LA REPUBLIAUE
 
Objet/NOTE DE PRESENTATION DE L’ORGANISATION  HDS
(HALT DEATH STALKER)
 
 
                        Résumé exécutif
 
La présente note a pour objet d’expliquer de manière  brève les raisons ayant conduit à la création de l’organisation HDS (HaltDeathStalker) de la lutte contre les Piqures et EnvenimationsScorpioniques (PES) ainsi que l’avancée du désert dans les régions du Borkou, Ennedi, Tibesti et Wadi-Fira (B.E.T/W-F). 
 
En effet, contrairement aux maladies telles que le Paludisme, le Sida ou la Poliomyélite, le « scorpionisme » est une pathologie oubliée et négligée, qui tue en silence. L’idée de la création d’une organisation est partie de plusieurs constats faits sur le terrain, des publications faites par des médecins et infirmiers exerçant dans ces régions et des  plaintes exprimées par les populations locales, les chefs traditionnels et les autorités administratives. Ces constats ont, non seulement, motivé les initiateurs de ce projet mais ils ont soulevé une question cruciale qui est celle d’agir avant qu’il ne soit trop tard en apportant des réponses adéquates et adaptées aux situations vécues par les populations locales. 
 
On dénombre près 40 000 décès liés au scorpion par an dans le monde. Au Maroc uniquement, quelques 30 000 cas de victimes par an sont décelés, dont 100 décès survenant de manière brutale chez les enfants de moins de 15 ans, selon les données du Centre Antipoison et de Pharmacovigilance du Maroc (CAPM).
 
Du fait de leur nocivité, les piqures de scorpions sont devenues une pathologie grave  appelée ‘’scorpionisme’’, une réalité destructrice au Tchad où l’aire d’infestation du scorpion est la région saharienne et sahélienne du Borkou, Ennedi, Tibestiet Wadi-Fira (B.E.T/W-F) mais la présence du scorpion est détectée aussi dans plusieurs autres régions du Tchad.Elle représente un véritable problème de santé publique dans ces régions tant par la mortalité qui lui est liée que par ses lourdes retombées socio-économiques et environnementales.
 
Selon le Dr Adam Mahamat Seïd, délégué sanitaire régional du Borkou, les piqûres de scorpions constituent l’une des premières causes de mortalité1à Faya qui, est, la délégation sanitaire régionale du Borkou la plus éloignée et la plus inaccessible du Tchad. Les piqûres de scorpion et les envenimations  qui en résultent tuent en silence parce que personne n’en parle. On dénombre 30 décès environ par mois, majoritairement des enfants et des femmes enceintes. Aucune structure adaptée n’existe sur le terrain.
A l’organisationHDS nous la considérons comme une pathologie orpheline voire une question négligée à l’origine d’inquiétudes réelles des populations, de décès d’enfants jusque-là en bonne santé et du désarroi des professionnels de santé exerçant dans les régions du Borkou, Ennedi, Tibesti et Wadi-Fira (B.E.T/W-F), des responsables administratifs et traditionnels locaux. Cette problématique est négligée par les organismes internationaux comme en témoigne le peu d’intérêt de ces organismes pour le financement de tout projet sur ce sujet, négligée par les pouvoirs publics puisqu’il n’existe pas encore d’effort multisectoriel à ce sujet au Tchad.
 
L’espèce dont il est question et qui cause tant de ravage est le scorpion du Sahara tchadien dont l’espèce la plus redoutable, le leiurusquinquestriatus, est malheureusement la plus fréquente à Bardaï, Fada, Faya-Largeau, Kalaït et dans le Wadi-Fira.’Leleiurusest de la famille de Buthidés, un arthropode de couleur jaune, mesurant 7 à 10 cm, et se distingue des autres scorpions par les deux derniers anneaux de sa queue qui sont sombres et surtout de ses pinces qui sont fines. D’autres espèces de scorpions dangereuses du continent africain n’en manquent pas. Son venin est de loin le plus foudroyant et la bestiole elle-même est hyper agressive face à une moindre rencontre. Les anglo-saxons le surnomment « deathstalker » (queue de la mort ou semeur de la mort) et les francophones, « le rôdeur de la mort ». Le Leiurusquinquestriatus est si dangereux qu’il est vivement déconseillé de le manipuler ou de l’élever en terrarium’’ 2.
 
L’autre axe d’actions de l’organisation HDS est la lutte contre l’avancée du désert que nous considérons comme le second fléau des régions du B.E.T/W-F. Bien que la présence du désert y soit permanente, un phénomène nouveau est en pleine recrudescence, c’est l’avancée inexorable du désert. Cette avancée sinueuse et discrète envahie tout sur son passage : les oasis, autrefois aire de repos et de récupération des caravanes et havre de cultures vivrières et des dattiers, ont disparus et font place à des montagnes de dunes dégarnis et vides de toute vie. Les cultures de dattes autrefois florissantes sont désormais devenus un moyen de subsistance par défaut. Les habitations sont envahies par les dunes de sables et les rares arbres
s’assèchent. Les oasis se meurent dangereusement et c’est une situation très grave d’autant plus qu’ils sont les seuls freins naturels à l’avancée du désert. La sauvegarde de tous ces écosystèmes verts est une préoccupation qui doit nous interpeller.
 
Nous appelons d’ailleursces deux (02) menaces « scorpion » et « désert » les rôdeurs mortels des régions du B.E.T/Wadi-Fira car l’avancée inexorable de l’un (le désert) entraine la dangerosité de l’autre (le scorpion). A travers un ensemble d’actions concertées, l’organisation HDS intervient sur le terrain auprès des populations locales en vue d’éradiquer ces deux fléaux et lutte parallèlement contre la pauvreté en initiant des projets visant à la promotion de l’auto-emploi vert, de l’agriculture et la création des PME (Petites et Moyennes Entreprises) et limiter l’exode des jeunes ruraux vers la capitale.
                                                   Le President de HDS
 
                                                   SALEH SOUGOUDI KELLEMI
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