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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

 

Si le calvaire des enseignants de l'université d'Abéché a été bien relayé dans la blogosphère tchadienne (ici, ou encore ), la situation ne s'est guère améliorée et l'hémorragie continue.

 

Pendant la seule année 2013, plus d'une dizaine d'enseignants ont quitté l'UNABA. 15 ont été renvoyés sans ménagement et six autres, remarquant qu'ils étaient les prochains sur la liste, ont préféré prendre de l'avance et partir d'eux même.

 

Parmi ces enseignants, on y trouve les perles de l'enseignement supérieur tchadien: le chef de département de Gestion Souleyman, son successeur Mahamat Nour, Ali Abdoulaye, Zagallo, Abakar Mahamat Ali, Adoum Ganda Malato, Mahadjir, Yahya Lahzam, Kouagou Abdoulaye, Aboubakar et la liste est longue.

 

Ces enseignants qui étaient jadis l'orgueil de l'UNABA et la fierté du Tchad ont été renvoyés ou forcés à partir de la manière la plus honteuse par le recteur  Mahamat Ali Moustapha, dit MAM.

 

Cruel comme un fauve, Mahamat Ali Moustapha est aussi malin comme un singe. Sauf rare exception, il refuse la confrontation directe avec les enseignants.  Pour cela, il délègue le secrétaire général Walbadet Lucain pour rudoyer ces enseignants. Servile à l'obséquiosité et zélé à l'excès, ce négrillon de service tire de toutes ses forces contre les enseignants. Etant vétérinaire avec un bac+5, il a une haine viscérale contre tous les enseignants hautement diplômés, compétents et populaires à l'université. Et MAM le sait très bien.

 

La période la plus difficile pour les enseignants étant la fin du mois où pour recevoir son propre salaire il faut courber l'échine au SG. En effet, l’aide comptable de l'université basé à Abéché, somme les enseignants "récalcitrants" d'aller voir le SG avant de recevoir le salaire.   Et ce là que toute l'amertume du monde leur semble servie sur leur assiette. Ils n'ont d'autres choix que d'aller, à contre-coeur, faire des salamalecs et se poser la queue bien entre les jambes devant ce serf qui, en circonstance normale, ne viendra même pas à leur cheville.

 

Las de cette guerre par proxy de MAM contre eux, de l'incapacité ou du refus de changement par le ministère de l'enseignement supérieur, les enseignants qui n'ont pas été renvoyés ont préférer partir ailleurs où ils peuvent enseigner dans la dignité.

 

Un autre fait criard, qui mérite d'être noté, c'est la situation du matériel. En effet, malgré que Mahamat Ali a survécu de justesse après avoir détourné 500. 000. 000 de nos francs révélé par l'opération cobra, il continue de piller allègrement les ressources de l'université. Mais cette fois, il est descendu aussi bas jusqu'à faire des affaires sur les craies, les feuilles d'examen, le stylos, etc. Les craies sont d'une qualité pitoyable mettant en danger la santé des enseignants et des étudiants. Il est très courant de voir certains enseignants, surtout de la faculté des sciences, trimballer avec des craies dans la poche, achetées en ville pour venir enseigner avec. Les autres dotations de recréations (café, lait) sont carrément périmés. Je pourrais continuer encore et encore mais malheureusement les tares de l'UNABA sont innombrables.

 

Ainsi, L'université d'Abéché est devenu une prison à ciel ouvert où certains ont pu s'écharper tandis que d'autres y croupissent encore sous le joug d'un recteur voleur souffrant du syndrome de Napoléon et de son valet de secrétaire général.

 

Abderazak Issa

L'hémorragie continue a l'université d'Abéché