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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Dossier d’information réalisé dans le cadre du

Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique

 

 

Paris - 15 décembre 2013

Version originale en Français

 

 

electionsafrique.org

contactcollectifSLSPAfrique@gmail.com

******

Sommaire

 

 

Introduction. 3

1.      23 ans de règne, 23 ans de guerres civiles. 3

Historique des rébellions et guerres civiles de 1990 à 2013. 3

2.      Massacres, crimes de guerre, crimes contre l’humanité. 6

A. 1990-2013 : Massacres sous la présidence d’Idriss Déby. 6

B. 1990-2013 : Massacres sous présidence d’Hissène Habré avec implication d’Idriss Déby. 10

3.      Le président stable dans une région instable ?. 12

3.1 Soudan : 2004-2009. 12

3.2 Libye : 2011. 13

3.3 Nigéria : 2009-2013. 15

3.4 Centrafrique : 2012-2013. 15

4.      Islam au Tchad : équilibrisme ou double jeu ?. 19

5.      Incompatibilité avec l’Etat de droit 20

6.      Répression des opposants et de la presse : le poids du passé. 21

7.      Une caricature de pétro-monarchie. 22

8.      La « démocratie apaisée » qui n’a jamais trompée personne. 24

9.      Le soutien français à Idriss Déby ne s’est jamais tari 25

10.        Que fait l’armée française au Tchad ?. 26

11.        En 2013, la tentative de réhabilitation passe par Paris. 28

12.        Paix et sécurité en Afrique sans démocratie et Etat de droit ?. 30

13.        Conclusion : Idriss Déby au centre de la Françafrique version Hollande. 31

14.        Bibliographie. 33

Rapports : 33

Livres : 35

Sites internet : 35

Sources spécifiques à la liste de massacres présumés : 36

15.        Communiqué du Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique du 28 octobre 2013  37

16.        Présentation du Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique. 40

 

 

 

Introduction

 

Idriss Déby a été applaudi à Bamako aux côtés de Hollande le 19 septembre 2013. Il se présente désormais comme un rempart et un acteur incontournable face au terrorisme islamique ou comme sous-traitant potentiel d’opérations militaires ou de maintien de la paix. Ainsi, le dictateur tchadien sort très renforcé de la guerre au Mali. Il a obtenu le 18 octobre pour le Tchad un siège de membre non permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU. Pour l’exécutif français, la lutte contre le ‘djihadisme’ au Sahel est passée par l’alliance de l’armée française avec les troupes d’un chef d’Etat qui est pourtant l’un des pires dictateurs d’Afrique.

 

L’actualité de 2013 marquée par l’influence française dans le sahel semble masquer la réalité tragique du régime tchadien. La ‘réhabilitation’ d’un dictateur à ce point reconnu nécessite une occultation des différents aspects de l’histoire et de la politique du Tchad : les guerres civiles, les massacres et crimes de l’armée tchadienne, le sous-développement, le détournement de la rente pétrolière, les élections fraudées, la répression des démocrates, de la presse, et de la société civile.

 

Ce début d’ ‘amnistie’ française pour les crimes du président tchadien profite à l’ensemble des dictateurs dont les crimes sont de moindre ampleur ou concomitants. La réhabilitation des dirigeants africains qui en découle est l’un des signes les plus évidents de l’abandon de la « rupture avec la Françafrique » qui ne pouvait passer que par un éloignement souligné entre Paris et les dictateurs, et un renforcement rapide du soutien aux forces démocratiques.

 

En lieu et place de cette politique tant attendue, a été mis en œuvre une politique française axée sur la « Paix et la sécurité » sans considération pour la nature des régimes. La politique française semble en retrait par rapport à une « approche globale » prônée par le Service européen pour l'action extérieure, qui n’aurait pas abandonné, théoriquement, la démocratisation pour privilégier une politique de sécurité. L’influence de l’armée française sur le Tchad comme sur la politique française est ainsi mise en évidence, et l’absence de vérité et de justice sur la coopération militaire au Tchad rappelle que l’armée française n’a pas encore été réformée pour sortir de sa fonction structurante de la Françafrique.

 

Source : http://electionsafrique.org/IMG/pdf/131216TchaddossierinformationCollSolidaritevfinale.pdf

Source : http://electionsafrique.org/IMG/pdf/131216TchaddossierinformationCollSolidaritevfinale.pdf