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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

               

   Qualité et cursus des enseignants des instituts privés

MOITA Dingamadj
moita1@live.fr
Nous assistons à la prolifération des instituts privés dans notre pays, certains instituts respectent les normes de formations, d’enseignements, les critères  établis par l’enseignement supérieur. D’autres ne font qu’empirer et en font à leur tête. Cet état de chose
affecte le niveau académique de nos étudiants sortis de ses instituts d’enseignement supérieur. Les instituts privés donnent-ils de la formation au rabais ? Qui sont ceux qui enseignent dans ces instituts ? Quels cursus détiennent –ils ? Le recrutement des enseignants
respecte-t –il les critères de d’enseignement ?
Au cours d’une discussion autour d’un pot dans une alimentation à Chagoua, des jeunes ont faillit se battre pour une affaire banale.Tout est parti d’un débat concernant le cursus académique. Iréné, licencié en gestion prétend finir à l’université de N’djamena donc
mieux outillé intellectuellement que son collègue de table qui lui, à un BTS dans un institut de la place. Son collègue qui ne voulait entendre d’oreille ses charabias, menace Iréné. Car pour lui, il a été blaisé et humilié par son ami alors que sa petite amie est à coté.
L’étudiant en  BTS se sentait t-il complexé  face au gestionnaire
sortie de la FAC ?
Il est certes vrai que nous ne pouvons pas comparer une institution publique comme l’université de N’djamena et certains instituts de la capitale. La réalité qui s’impose est que beaucoup d’étudiants sortis des instituts n’ont pas le niveau intellectuel requis. Certains vous
dirons qu’ils paient 300.000 à 500000 et ceci pour ne pas reprendre un niveau car si jamais vous reprenez un niveau, qui vous paiera l’année suivante ce montant colossale. Le mieux est de tout faire pour passer même si nous  n’avons pas la moyenne indiquée on s’arrangera à faire de la sorte. Nous ne faisons par un procès mais essayons de voir les choses d’une manière objective. Au Tchad, Il y a des instituts qui font du sérieux et qui ont formé de grands cadres de ce pays qui ont fait leur preuve et continuent de le faire. Mais si l’état pouvait
revoir  certains instituts qui n’honorent pas l’enseignement supérieur de notre pays. En effet, le niveau de langue des étudiants des instituts est bas (grammaire, conjugaison, orthographe, synthase) pour ne citer que ceux là. C’est à croire qu’il n’existe pas dans les
instituts les cours de techniques d’expressions françaises.
Il ressort de ce qui suit que la plus part de recrutement des enseignants dans les instituts privés ne répondent pas aux normes. «De fois, ce sont  des licenciés  qui siègent dans les jurys de
soutenance», nous lance Rémadji Tatiana,  étudiante en gestion dans un Institut au 7è Arrondissement   .
Il est impensable d’accepter qu’un licencié ou un maitrisard enseigne en deuxième, troisième voir quatrième année alors qu’ils ont presque le même niveau que ses étudiants ?
Deguembeye en Master  étudiant de Marketing souligne «  nous avons un enseignant qui vient de terminer ses études en Master1 mais qui nous tient en Master1 aussi ; sauf qu’il enseigne bien ». La raison est simple : monsieur le licencié est parent au fondateur.
Un autre exemple palpant qui s’est opéré il y a deux jours dans un institut de renom. A l’issu de ce concours, il n’ ya aucun échoué.
Tout le monde est admis, au fait  j’allais dire tout ceux qui ont déposé leur dossiers sont admis.
Aussi, les institutions publiques de l’Etat ne doivent pas être épargnées de ces contrôles car, ce dernier temps on constate trop d’amateurisme. Dans une Faculté de l’Université de Ndjamena, nous explique un étudiant en deuxième année de Lettres  Alexandre «  Nous
ont renvoyé un de nos professeur  car, ce dernier enseigne une matière  qui a trait à des faits historiques mais lui-même ne maitrise pas la datation de ces faits qu’il enseigne, il vocifère quand nous lui faisons comprendre que ce qu’il dit et dicte est faux ».
Un chef de département qui sollicite l’anonymat  témoigne : «  comme on me l’a envoyé, je dois l’utiliser. Ce n’est pas moi qui  affecte.
L’intéressé lui-même se rendra compte avec les étudiants et finira par savoir qu’il n’a pas sa place ici. Même si pour lui il y a trop d’argent à l’enseignement supérieur et qu’il faut s’arranger à se faire intégré là, afin de bénéficier de primes. » Chose que monsieur
l’enseignant chercheur a vite compris et à demandé son affectation ailleurs.
L’Etat, garant de l’éducation nationale  doit vraiment mettre des gardes fous afin de contrôler le cahier de charges de ses institutions  qui ne sont intéressés  que par l’argent et bafouent notre système éducatif rendant nos étudiants paresseux.

 

MOITA Dingamadj
moita1@live.fr

 

 

 

Tchad: Qualité et cursus des enseignants des instituts privés en question