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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

‘’ L’usage de la force ne fait ni droit, ni raison mais il est impossible de s’en passer pour faire respecter le droit et la raison.’’ – Léon Trotski.

Sourd aux cris de détresse de la jeunesse estudiantine, ce régime dans sa démarche mercantile, a décidé de mettre en péril l’avenir de toute cette masse issue de milieux défavorisés. Cette frange désillusionnée, abusée par des serments mensongers, subit désormais les pires humiliations. Cette bande de malfrats au sommet de l’Etat, a depuis son instauration, fait du désengagement de l’Etat du système éducatif, un principe de politique intérieure.

Au regard, de la situation de précarisation de l’enseignement supérieur, ces opportunistes de par leurs attitudes primaires, prouvent à suffisance qu’ils n’éprouvent que du mépris à l’égard de la jeunesse. Cette classe dirigeante entretient les souffrances exécrables de ces jeunes désœuvrés, qui pourtant leur ont tout donné et grâce surtout à qui ils ont été installés au pouvoir. Elle pense même pouvoir les intimider, en leur crachant dessus. En réalité, cette élite a décidé de maintenir la tête sous l’eau, le bas peuple, qui à leurs yeux ne mérite que dégoût et dédain.

Leur attitude ingrate a fini par briser le rêve, par éteindre l’espoir de ces braves étudiants, pris en otage par cette politique irrationnelle et inhumaine. La priorité, selon ces prédateurs, consiste à imposer plus d’injustices et à maintenir dans la misère leurs concitoyens. Ce régime peu enclin à mettre fin au supplice de sa jeunesse a fait le pari abscons de bafouer constamment leurs préoccupations quotidiennes.

Au moment où les étudiants, frappés du sceau de l’austérité, sont contraints de quintupler leurs frais d’inscription ; des milliards sont déboursés pour rehausser de 5 000.000 de FCFA les salaires des DG, pour allouer des prébendes, à hauteur de 15 millions de FCFA, aux leaders de Benno Tass Yakkar. Que dire des compensations des bras droits du joufflu Cissé LO et Mbaye NDIAYE, à l’ordre 200 millions de FCFA ou des 7 000 000 000 FCFA jetés par la fenêtre pour l’érection d’une arène nationale. Il est juste triste de voir les barons du régime jouer avec l’argent du contribuable sénégalais en surélevant de 700.000 FCFA à 2.000.000 FCFA, les salaires des membres du CESE, juste pour satisfaire la népotique esclavagiste Aminata TALL. Arnaquer de pauvres estudiantins pour permettre à Maréme FAYE de remplir son sac à main, acquis à 2 000 000 FCFA, de produits dépigmentants et à son laudateur Farba NGOM de se doter d’une villa à 700 000 000 FCFA, me parait invraisemblable.

En réalité, cette réforme de l’enseignement supérieur est due à la mauvaise gouvernance de ce régime caractérisé par le trafic de drogue, le népotisme, les marchés de gré à gré, qui a réussi l’incroyable prouesse, de détourner en moins de deux plus de 972 413 781 878 FCFA. La cupidité de ces cannibales au zénith de l’Etat, s’empiffrant à souhait du sang des étudiants, a fait que l’argent liquide a déserté le trésor public.

Pour ce système enivré par les dilapidations importantes des finances publiques, seul importe la satiété des lubies de ses barons. Ces jeunes déshérités sont ainsi dans l’obligation d’entretenir l’appétit vorace des dignitaires du régime. Concomitamment, cette classe dirigeante ayant réduit sa vie au ventre s’enrichit impunément tout en se vautrant dans l’opulence.  Au moment où les femmes de l’APR jouissent de 200 millions de FCFA, le porte-parole du bedonnant, Abou Abel THIAM, se tape deux salaires. Les fêtards de l’APR sont même allés jusqu’à dilapider 700 000 000 FCFA juste pour mieux narguer le petit peuple.

Le calcul quotidien de ces ennemis du peuple, jouisseurs invétérés dans toutes les positions des fonds publics, se réduit uniquement au contenu de leurs plats. En aucun moment, ces minables dirigeants, résolument engagés dans une course effrénée aux milliards, ne se sont sentis titillés par la souffrance de leurs jeunes compatriotes, qui peinent à avoir un repas par jour, sans même y parvenir parfois.

Bien qu’ayant fréquenté l’université Gaston BERGER, le ministre de l’enseignement supérieur, Marie Teuw NIANE, s'obstine suite à une injonction directe du ramasseur de pierres, à imposer à ces jeunes étudiants une réforme fallacieuse qui du reste ne passera jamais.

De par son forcené activisme anti-étudiant, cet ancien recteur de l’UGB, où sa gestion fut couronnée par le vol de 1 058 807 746 FCFA (représentant les appuis budgétaires des partenaires techniques destinés aux stagiaires), a le culot de chercher ses arguments dans l’intimidation, lui qui rémunérait des agents fictifs qui n’étaient pas même pas en service. Sans omettre les billets à l’ordre de 234.127.827 FCFA, payés à Air France en début d’année pour des voyages d’études qui étaient pourtant prévus en fin d’année.

Point n’est besoin de revenir sur le dépassement budgétaire de 52 000 000 FCFA, dû aux recrutements à l’emporte-pièce. Que dire de la gestion de la Maison de l’université de l’UGB où les charges locatives au titre du personnel, prises en charge par l’université, ont connu une hausse fulgurante de 103,77%. Au lieu d’être acheminé en prison pour malversation avérée, ce liquidateur des finances publiques crache, avec un accent méprisant à la limite révolutionnaire, sa haine inexpliquée sur les étudiants.

En effet, nos faux-gouvernants cherchent à envenimer la situation car ils ont exporté tous leurs obèses enfants dans les grandes universités américaines. Après que leurs parents aient fini de dépouiller nos maigres ressources leurs descendants reviendront plus tard avec des diplômes traficotés, pour diriger les dignes fils de paysans, sis actuellement dans universités publiques. L’acolyte d’Hisséne HABRE, Abdoul MBAYE est un exemple patent. Ce qui explique le peu d’attention accordée à ces étudiants issus de milieux désavantagés.

En réalité, il s’agit pour ces décideurs politiques d’estomper, par une sorte de raccourci, la surpopulation des temples du savoir, en conspirant contre les démunis, devenus par la force des choses des microbes nuisibles dont il faut se débarrasser à tout prix. Cependant, le ventru doit savoir, que cette hausse faramineuse des frais d’inscription perpétuée contre ces vaillants estudiantins, le ridiculisent plus qu’ils ne l’élèvent. Plus ahurissant, la ministre Marie NIANE pour leur rendre la vie difficile, leur a dénié le droit d’être orienté non pas en fonction de leurs potentiels, mais selon les prédispositions d’un logiciel aléatoire, acquis comme à la triste accoutumance, des suites d’un marché de gré à gré.

En corsant ces procédures d’orientation, les services étatiques ont exclu d’une manière indirecte les pauvres étudiants car étant convoyé dans des villes où la capacité d’accueil des campus pédagogiques fait cruellement défaut. C’est ainsi que des étudiants qui ont obtenu le bac scientifique, résidant par exemple à saint louis, ont été orientés à Ziguinchor pour suivre une formation inappropriée en lettre moderne. Et vice versa. 

Dans les normes, l’orientation des bacheliers revient aux sections concernées des différentes universités qui selon leurs capacités d’accueil et des critères bien déterminés, expriment un nombre bien défini d’étudiants à accueillir. La ministre Marie NIANE est en train de violer les textes juridiques, vu que l’orientation de 21 110 bacheliers à l'UCAD, 1000 bacheliers à Thiès, 1000 bacheliers à Ziguinchor, 1000 bacheliers à Bambey, 2000 bacheliers à l'université virtuelle sénégalaise et de 3000 bacheliers à l'UGB, ne relèvent pas du domaine de sa compétence.

Les universités Sénégalaises font face à un surpeuplement inédit. Rien qu’à l’UCAD, pour une chambre de 2 à 3 lits il y a plus de 10 personnes. Et même les filles qui y logent, dorment dans les couloirs, faute d’infrastructures adéquates. Les étudiants prennent les cours à même le sol, les autres à partir des fenêtres. Les retardataires quant à eux, n’ont aucune chance pour suivre les cours étant donné que les petits amphis avec leurs faibles capacités d’accueil, à l’ordre de 500 places, reçoivent aux bas mots 4000 étudiants. De ce fait, les étudiants sont obligés de se lever à 4 heures du matin pour espérer obtenir une place à 5 heures du matin.

Face à ces handicaps, son excellence le président WADE, par des décisions hardies, avait fait des mains et des pieds pour alléger les souffrances de ces étudiants en mettant en place de nouvelles universités mais surtout en généralisant la bourse. A partir de la deuxième année, la bourse à l’ordre de 36 000 FCFA/mois devenait ipso-facto automatique pour tous les étudiants. En première année, les étudiants qui ne bénéficiaient pas d’une bourse entière avaient une demi-bourse de 18 000 FCFA. Ceux qui n’avaient pas une bonne note en terminale disposaient d’une aide annuelle de 60 000 FCFA et d’une bourse sociale.

Devant la dégradation des conditions de ces jeunes affectés dans des zones où ils n’ont ni parent, ni logement, le boursouflé, a en plus décidé d’endurcir les conditions d’octroi des bourses. Dorénavant, elle n’est plus attribuée selon le mérite mais selon des quotas. Quant à l’aide annuelle et la bourse sociale octroyée aux étudiants de 1ère année, non bénéficiaires de bourse, elles ont tout bonnement été supprimées. La désillusion est encore plus grande pour ces jeunes, qui regardent impuissants, leurs droits acquis sous l’égide du généreux président WADE, devenir un inacceptable privilège sous le régime du ramasseur de pierres.

Plus grave, non seulement la bourse n’est plus automatique à partir de la deuxième année mais le stagiaire de la présidence a supprimé la vacation qui permettait aux étudiants de ne pas sombrer dans le chômage, faisant par ce fait des temples du savoir sénégalais, une usine de fabrication de chômeurs. Une vraie contradiction, d’autant plus que le collecteur de rocs a injecté inutilement des milliards pour le recrutement de 15 000 jeunes issus de l’APR, sur une durée de 5 ans. A sa différence le visionnaire Président WADE, en faisant des étudiants le fer de lance de l’enseignement, avait trouvé là un moyen astucieux de lutter contre le chômage des jeunes.

En effet, rien qu’en 2013, ce régime a produit 69 812 chômeurs étant donné qu’en 1ère année d’université le taux de réussite pour 87 265 étudiants a été estimé à 20%. Rien que le nombre de sans-emplois crée en 1 ère année pour l’année universitaire 2012/2013, triple le nombre d’emplois que va créer le stagiaire de la présidence en 5 ans !

Raison pour laquelle, le sire WADE, avait donné une seconde chance aux étudiants, qui avaient épuisé leurs années universitaires, en leur permettant de devenir des enseignants. Le panafricaniste WADE Abdoulaye, de par sa générosité légendaire, avait fait des pieds et des mains pour les appuyer car il était convaincu, que c’est aux indigents que les efforts les plus grands sont demandés. De par sa grandeur, le président WADE, était persuadé que ces jeunes pétris de talent pouvaient échouer non pas parce qu’ils n’avaient pas les capacités mais juste parce que les conditions de travail n‘étaient pas optimales.

Et comble du ridicule, ce sont les parents de ces nécessiteux que ce régime tente d’amadouer avec une couverture maladie universelle et une bourse familiale de 250 FCFA/jour au moment où leurs futurs soutiens de famille se morfondent dans la frustration. Ce qui revient à dire que c’est l’argent extirpé des étudiants qui servira à corrompre leurs parents résidants dans leurs contrées. Simultanément, ce système qui a refusé de subventionner les paysans, engendrant par ce fait une mévente de leurs récoltes, exige aux enfants de ces derniers de quintupler par force leurs frais d’inscription. Le fils de la vendeuse de cacahuète omet certainement, que les ¾ de ces étudiants piétinés sont issus des milieux ruraux.

Ne sachant plus où donner de la tête pour sortir du supplice, certains d’entre eux, repus de ces discours, ont été obligés, par instinct de survie, d’intégrer la milice du pouvoir. Mine de rien, ils sont au nombre de 1100 bacheliers et de 109 maitrisards. Pour conserver à tout prix son pouvoir, le joufflu, sachant que son pouvoir a été vomi par les jeunes et plus particulièrement par les étudiants, a décidé de propager la peur pour mieux entretenir la terreur au sein de la population. Pendant ce temps, ces plus coriaces adversaires politiques sont dénigrés à tort et traqués par cette justice aux ordres. Concomitamment, leurs miliciens surexcités, payés par le pouvoir, répriment aveuglement les étudiants, qui pourtant ne font que réclamer de meilleures conditions d’études.

Ces pratiques monopartites utilisées comme stratégie de survie ne peuvent en aucun cas servir à se maintenir au sommet de l’Etat. Ce régime chancelant ne tient actuellement que sur une béquille : celle de la peur !

Le chef de la transition doit savoir que ces jeunes étudiants sont prêts à aller jusqu’au sacrifice suprême parce que le mécontentement général a atteint un sommet jamais inégalé. Cette jeunesse sénégalaise abusée, ne cédera point aux intimidations et ne laissera aucunement cette tension déjà palpable perdurer dans le pays. Au contraire, ils exigent la démission, sans condition et immédiate, de la ministre Marie NIANE, s’en suivra à coup sûr, celui du fessu Macky SALL, si rien n’est fait. Il est de notoriété publique que les étudiants Egyptiens ou Tunisiens ne sont pas plus courageux que ces jeunes étudiants sénégalais. Si le pouvoir s’entête, la jeunesse sénégalaise qui n’espère plus rien de ce régime moribond, descendra dans la rue à travers tout le pays, dans les semaines qui suivent, pour exiger le départ du stagiaire de la présidence, Macky SALL.

Eternel Wadiste

RAMPINO Moïse