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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Jeudi 28 novembre 2013

 

Reporters sans Frontières salue l’adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies, le 26 nombre 2013, de la première résolution de l’Assemblée générale sur la Sécurité des journalistes et sur la création de la journée internationale contre l’impunité des crimes contre qui sera célébrée le 2 novembre. Adoptée par consensus le 27 novembre 2013, cette résolution répond à certaines des demandes présentées par Reporters sans Frontières depuis plusieurs années, notamment dans le cadre du plan d’Action des Nations unies, et réaffirmées récemment suite à l’assassinat tragique de deux journalistes français au Mali. Relatif à cette décision, Regards d’Africains de France avait décidé d'envoyer une question unique à quelques acteurs politiques et journalistes pour avoir leurs différents points de vue.Voici ce qu'ils ont dit.

1- En tant que blogueur, j’éprouve un sentiment de protection internationale en faveur des activités de journalistes et des toutes les personnes qui relaient l’information dans le but d’informer l’opinion publique en général. C’est une avancée historique dans la lutte contre l’impunité dont jouissent les prédateurs des libertés et autres de qui commettent des crimes graves à l’encontre des journalistes et blogueurs, qui dans le cadre de leur travail, restent les principales victimes des conflits entre les belligérants. Je félicite Rsf à avoir obtenu l’adoption de cette résolution de l’ONU. Makaïla Nguebla, blogueur et activiste politique, d’origine tchadienne. France.

2- C’est un bel hommage à la consoeur et au confrère de Rfi tombé sous les balles de djihadistes au Mali récemment ! Esnuite c’est un message de désaveu envoyé à tous ces obscurantistes et autres crapules comme quoi le journaliste est, à l’instar de l’humanitaire, un acteur neutre, sans frontières et sans couleur, quelle que soit sa nationalité, qui traque la vérité, le pourquoi et le comment des choses pour rendre le monde lumineux et compréhensible. Que le message soit envoyé par les Nations-Unies est assez important dans ce sens. Maxwell, journaliste tchadien depuis la Suisse.

 3- Je trouve intéressant que l’ONU se positionne si ouvertement à défendre la liberté de penser et de dire. Il est temps de renforcer la journée de la presse. Je crois que l’assassinat des deux journalistes de Rfi est la goutte d’eau de trop. Aucun État ne peut se positionner de nos jours dans le monde sans les médias. Même les dictatures et monarchies ont des médias qui leur sont dévoués. Il faut que le journaliste soit en sécurité où qu’il soit, car, il est impartial. Je crains cependant que ce soit juste une journée. Il faut que des mesures et des sanctions nécessaires contre ces pays qui entravent à la liberté du journaliste. Le journaliste ne doit pas être le bouc émissaire des parties en conflit et prit entre deux feux. Le travail est de relayer ce qui se passe, aussi l’impunité des crimes contre le journaliste doit être sévèrement punie.Ndodjo Klein, journaliste tchado-allemande. Allemagne.

4-.C’est une bonne idée même si on aurait pu donner plus de moyens aux journalsites en situation de guere.Mieux les protèger là-bas, adopter des politiques pour les  journalistes  en danger avec des dynamiques cohérentes dans tous les pays.C’est ça le plus important.Sinatou Saka Journaliste Béninoise en études en France-Grenoble.

5- Loin d’être xénophobe, pendant plusieurs années, des milliers de journalistes ont été jetés en prison ou assassinés dans l’exercice de leur fonction, mais rien n’a été fait par l’Assemblée générale des Nations Unies.Aujourd’hui, c’est chose faite pour dire que nos deux confrères étaient plus journalistes que d’autres.Toutefois,cette décision est à saluer à juste valeur.Ce qu’il faut reconnaître,c’est que bien avant cette résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la sécurité des journalsites et sur la création de la journée internationale contre l’impunité des crimes contre qui sera célébrée chaque 2 novembre,Reporters sans frontières avait déjà soulever cette question et la réclamer à cor et à cri pendant plusieurs années.Il n’est jamais trop tard.Mais il faut donc accompagné cette décision par des actes concrets,ceux de faire pression sur les gouvernants à bien mener des investigations en vue de retrouver les auteurs pour que justice soit rendue,attirer également leur attention à assurer la sécurité des journalistes.Eloi Miandadji, Rédacteur en chef du journal le Citoyen (Tchad).

 6-C’est une très bonne initiative à mon avis parce que les journalistes sont de personnes qui partent partout pour chercher des informations et faire véhiculer aux populations afin qu’elles soient au courant à tout moment ce qui se passe à travers le monde. Je tiens à remercier l’initiateur de ce projet.Alpharouk Abdoulaye Barka, (informaticien tchadien installé au Bénin).

 7-Selon moi, cette décision marque un événement très important pour ce qui concerne la protection et la sécurité du journaliste. Cette décision montre aussi que ces deux journalistes, même après leur décès ont été utiles à leurs confrères. Je salue cette décision.Salma Khalil Alio,dessinatrice de presse,écrivaine et peintre-(Tchad- N’Djamena).

8-C’est une décision salutaire et amènera les bourreaux de la presse à se ressaisir et aussi aux journalistes de faire correctement leur travail sans être inquiétés.Sony Mekondo, Rédacteur en chef de la Radio FM-Liberté-Tchad-N’Djaména

9-Je pense que mieux vaut tard que jamais. Notre métier devient de plus en plus dangereux et si, en plus du 3 mai, nous avons une journée pour dire tout haut ce que nous sommes et ce que nous endurons, ce n’est que louable.Brya Elise Grâce Roassim, journaliste et bloggeuse tchadienne -N’Djaména -Tchad.

 10-Je pense que c’est une bonne résolution. Elle était attendue, car demandée, et elle a été répondue. Une qui je dirai, presque tous les journalistes attendaient, des quatre coins du monde. D’autant plus que ce n’est pas une lutte qui date de peu. Comme tu l’as dit, des organismes comme Reporters sans frontières la demandent depuis plusieurs années, notamment dans le cadre du plan d’actions des Nations Unies. Et toute personne de bonne de foi la saluerait comme l’ont fait Reporters Sans frontières, du moment ou ce n’est pas contre les journalistes. Je la salue encore plus parce que les Nations Unies ont pris en compte et ont entendu la quête de nos journalistes, à savoir adopter une résolution pour leur sécurité. Je mets particulièrement l’accent sur ce point parce que cette requête était pertinente et il était temps que quelque chose soit faite pour secourir les journalistes. Il faut dire que ces derniers sont très exposés (à toute sorte de danger surtout aux assassinats ces dernières années) à cause de toutes les vérités cachées qu’ils se donnent le devoir de révéler, surtout sur le plan politique. Et je pense que l’assassinat tragique de nos deux confrères au Mali aura fait comprendre à plus d’un combien de danger rode non seulement autour de ceux qui nous informent (journalistes, blogueurs, écrivains, artistes conscients…), mais aussi autour des récepteurs, ceux qui les suivent, écoutent les infos, c’est-à-dire « nous. Merci.Audrey Metolo Foyet, écrivaine d’origine camerounaise basée au Ghana.

11-J'étais très très ravis par cette nouvelle,qui vient me conforter dans ma conviction que les journalistes méritent plus d'égard et ils doivent exercer leur métier dans la sécurité.Enfin,la communauté internationale a pris conscience des risques qu'encourent les journalsites de par le monde dans l'exercice de leur fonction. On espère qu'à travers cette journée, l'opinion sera sensibilisé à jamais sur la noblesse du métier et l'imperatif de sécuriser et de laisser travailler les journalistes sans crainte. Eric Topona Journaliste et sécrétaire général de journalistes tchadiens.Tchad.

Réaction des journalistes et blogueurs suite à l'adoption de la résolution de l'ONU