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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Fédération, Action pour la République (Far/Parti Fédération)

 

Communiqué de presse

: La mort physique et clinique du CNDP est prononcée le 29 octobre 2013. A quand son enterrement et sa messe de requiem ?

 

La majorité présidentielle change des lois comme des chemises pour garantir ses intérêts. Il les taille à sa mesure. Pour preuves, les lois sur la CENI et les lois électorales sont adoptées et rectifiées ou modifiées deux à trois fois par élection depuis 1996. Ainsi pour rester dans l’actualité, la loi n°16/PR/2103 du 7 août 2013 portant création de la CENI est modifiée le 25 octobre 2013 par la loi n°17/PR/2013 soit 32 jours seulement après son adoption par l’Assemblée Nationale et sa promulgation par le Président de la République non pas par décret comme il est d’usage mais au bas de la loi elle-même. Pourquoi ? Parce que le Mps veut disposer de plus de sièges à la CENI que ne le prévoit cette loi 16. Aussitôt décidé et aussitôt fait.

Alors que la loi n’accorde qu’un seul siège au Mps comme tous les partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale, celui-ci voulait avoir deux sièges à la CENI pour le représenter à travers MM. Sandjiman Dounia et Mahamat Choukou (réf. lettre n°131/MPS/CNS/BPN/SG/2013 du 7 août 2013). Devant le refus du CNDP, le Mps réplique par lettre n°134/MPS/CNS/BPN/SG/201 du 7 août 2013. En outre, le Mps adresse au CNDP la liste des seize (16) partis politiques composant la majorité présidentielle tout en excluant pour le besoin de sa cause le MDST qui se réclame becs et ongles de la majorité présidentielle par lettre n°001/DC/PMDST/2013 adressée au CNDP. Malgré le second refus du CNDP de céder au diktat du Mps par son compte rendu n°014/CND/BC/2013 du 11 septembre 2013 et lors de la rencontre, le 17 septembre 2013, avec le Premier Ministre, le MPS persiste et signe son diktat. Face au refus catégorique et répété du CNDP au MPS après le dépouillement des dossiers des candidatures à la CENI en date du 7 septembre 2013, le MPS sort de son chapeau un autre subterfuge, celui d’obliger ses alliés qui siègent au gouvernement de lui céder leurs sièges à la CENI en violation de l’article 3 de la loi suscitée.

 

C’est ainsi que le Parti ALNASSOUR qui a proposé son militant, Dr Hissein Ahmat Djimet par lettre sans numéro en date du 7 Septembre 2013, pour le représenter à la CENI revient sur sa décision sous pression du MPS pour proposer un militant patenté d’icelui en l’occurrence, M. Kano Djimet Djar, par lettre du 9 septembre 2013. Il en est de même du Parti Populaire pour la Justice et l’Egalité (PPJE) qui a, d’abord proposé son propre militant, M. Abdoulaye Gougou, par lettre du 3 septembre 2013 adressée au CNDP avant de se plier aux pressions du MPS qui propose sa propre militante, Mme Mbaïndingatoloum Raweï Elise. Dans le résultat du dépouillement des candidatures à la CENI, le CNDP invite le MPS à lui communiquer le nom de son seul représentant à la CENI tel que le dispose la loi 16 pour examen comme les candidatures des autres partis politiques. Bien que le délai imparti aux partis politiques par lettre du CNDP n°007/CNDP/2013 du 31 Août 2013 les invitant à proposer leur unique candidat à la CENI avant le 5 septembre 2013, le MPS refuse de répondre au CNDP jusqu’à date. En effet, l’article 3 de la loi n°16 ci-dessus citée accorde 41 sièges à la CENI dont un Président choisi d’accord parties, 17 membres issus de la majorité et 17 issus de l’opposition dont un par parti politique représenté à l’Assemblée Nationale.

La parité obtenue par l’âpre lutte de l’opposition et concédée par la majorité pour gérer les élections s’applique d’abord au sein de la majorité présidentielle et de même au sein de l’opposition avant de l’être entre la majorité et l’opposition. Malgré la clarté et la limpidité de cette loi, le Mps voulait avoir, coute que coute, deux puis quatre et ensuite une dizaine de sièges à la CENI comme au temps du Comité de suivi de l’accord du 13 août 2007 où par un tour de passe-passe, il a réussi à avoir 3 sièges. Aussi, il veut avoir absolument le poste de Président de la CENI. En 2010, c’est Bérémadji Madingar qui a été choisi d’accord parties par le Comité de suivi. Mais, par un autre tour de passe-passe, le Mps a réussi à obtenir la tête de Bérémadji Madingar. Il est, manu militari, remplacé par M. Liguita avec l’accord de M. Saleh Kebzabo depuis Johannesburg où il participait à la session du Parlement Africain. Devant cet obstacle du CNDP, le Mps passe par le forcing pour modifier la loi 16 en vue de satisfaire ses intérêts et intentions de frauder aux élections prévues respectivement pour 2014, 2015 et 2016 par l’accord du 2 avril 2013. Tel est l’enjeu pour le Mps qui veut, par la nouvelle loi 17, avoir les 2/3 des voix supplémentaires et conséquentes à la CENI pour faire passer ses décisions comme une lettre à la poste en vue de frauder à ces élections.

Pour cela, il faut, dès à présent, placer un Président de la CENI à sa dévotion, imposer une CENI entièrement à son service pour lui obéir au doigt et à l’œil et avoir un opérateur de la biométrie entièrement à sa solde. D’où, pour contourner la loi 16, le projet de loi précipité afin de la modifier pour le besoin de la cause. Le conseil des Ministres qui doit adopter ce projet de loi portant modification de l’article 3 de la loi 16 a deux fois reporté ce projet, sine die, et ce, à la demande expresse du Président de la République. Faites le sans moi dit ce dernier qui a quand-même fini par signer le décret pour ajouter ce projet de loi à l’ordre du jour de la session budgétaire de l’Assemblée Nationale en cours. Il a aussi promulgué la loi 17 par voie d’urgence. Mais comme, la majorité qui n’a pas eu des sièges supplémentaires et qui a perdu le poste de Président de la CENI puisque son candidat n’a pas été retenu, il fait le forcing quitte à casser la baraque comme c’est le présent cas. Le Rubicon étant franchi par l’adoption, par voie d’urgence, de la loi 17 ci-haut citée, le Mps joue à tout va. Il met en place la machine à fraude. Nagoum Yamassoum, ancien Ministre, ancien Directeur de Cabinet du Président de la République, ancien Directeur de Campagne d’icelui, ancien Premier Ministre, ancien Secrétaire Général du Mps etc. est nommé Président du Conseil Constitutionnel chargé de juger les contentieux électoraux nés des futures élections présidentielles et législatives et M. Samir, ancien Directeur de Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale et ancien Secrétaire Général du Gouvernement est nommé Président de la Cour Suprême chargée de juger les contentieux électoraux nés des futures élections locales etc. Heureusement, l’opposition résiste encore jusqu’à présent.

 

Le Président de la CENI proposé par la société civile et choisi d’accord parties et à l’unanimité des membres du CNDP y compris ceux issus de la majorité n’est pas du tout du gout du Mps. Aussi, à l’unanimité de ses membres, le CNDP refuse d’accéder à la demande du Mps de disposer de 2 membres à la CENI en violation de la loi 16, tout en faisant pression sur ses alliés afin de lui céder quatre sièges en violation toujours de cette loi 16, fâché, le Mps descend, comme un drapeau, son représentant, M. Mahamat Hissein, plusieurs fois Ministre, ancien Secrétaire Général du Mps, ancien Directeur de Cabinet du Président de la République, et Président du CNDP en poste. Il le remplace par M. Mahamat Ali Abdallah Nassour plusieurs fois Ministres, l’actuel Secrétaire Général Adjoint du Mps et Président des fondateurs du Mps qui doit rentrer «immédiatement dans toutes ses prérogatives» dit la lettre du Secrétaire Général du Mps adressée au Président du CNDP, M. Mahamat Hissein. Aussitôt dit aussitôt fait, M. Mahamat Hissein est immédiatement remplacé sans ménagement parce qu’il laisse faire le CNDP au sein duquel les décisions sont prises par consensus comme le disposent l’accord du 2 avril 2013 et son règlement intérieur. Venu pour achever le mandat de M. Mahamat Hissein, M. Mahamat Ali Abdallah Nassour veut absolument rempiler ledit mandat arrivé à expiration. Comme l’accord et le règlement intérieur prévoient la rotation, c’est le tour de l’opposition. C’est ainsi que l’opposition a, au cours d’une réunion y relative, proposé MM. Béassemnda Julien comme Président et Mbodou Mbami Rapporteur Général. Le Mps et ses alliés refusent net en exigeant la prorogation de leur mandat. Le 29 octobre 2013, le Premier Ministre convoque tout le CNDP pour lui dire vertement qu’il a «…48 heures pour mettre en place la CENI aux termes de la loi 17, c’est-à-dire il faut tout recommencer à zéro y compris l’examen des candidatures à la CENI et le choix du Président de la CENI…». En plus, il fait porter à l’opposition le chapeau du retard pris pour la mise en place de la CENI parce que, paraît-il, cette opposition refuse de répondre favorablement à la demande du Mps d’avoir plus de sièges que ne le prévoit l’article 3 de la loi 16. Et maintenant que le problème est réglé par la modification de cette loi, il faut mettre en place la CENI taillée sur mesure Mps. Ce à quoi, les membres de l’opposition ont, à l’unisson, répondu comme un seul homme en lui disant que seul le Mps est le seul responsable de ce retard.

 

Le Mps, dit M. Ngarlejy Yorongar à la Télévision tchadienne vient de signer la mort du CNDP dont le président de la République se fait le chantre. Le 30 octobre 2013, à la reprise de la réunion du CNDP, l’opposition propose cette fois-ci M. Ngarlejy Yorongar comme Président et Mbodou Mbami comme Rapporteur Général du CNDP. Le Mps a encore refusé en exigeant une rotation intégrale c’est-à-dire tous les membres du nouveau bureau ne doivent pas faire partie de la précédente équipe. Qu’à cela ne tienne, l’opposition propose M. Ngarlejy Yorongar comme Président et Béaasemnda comme Rapporteur Général. Acculé, la majorité claque la porte. Prochaine réunion le mercredi lance M. Mahamat Ali Abdallah Nassour alors que c’est plutôt le facilitateur, M. Alingué Jean Bawoyeu, qui préside la réunion. Médusée l’opposition est ébahie. Quel mépris ? Comme le Mps va utiliser les grands moyens pour diviser l’opposition, les regards sont tournés vers les membres de celle-ci et vers la société civile qui regarde faire. Lesquels d’entre eux seront les premiers à céder à l’appât du gain et à trahir à la reprise de la réunion prévue pour le mercredi 6 novembre 2013 ? Jusqu’à quand la société civile va-t-elle continuer à rester impassible et à observer alors que le poste du Président de la CENI, son candidat, est aussi remis en cause ? Acceptera-t-elle aussi qu’il soit remplacé ? Voilà comment, l’oraison funèbre de l’accord du 2 avril est prononcée, le 29 octobre 2013 tandis que la majorité présidentielle au sein du CNDP a dit, le lendemain 30 octobre 2013, sa messe de requiem.

 

Cet accord du 2 avril 2013 chanté et vanté tout dernièrement par le Président de la République devant l’Assemblée Générale des Nations-Unies à New-York est entrain de mourir de sa belle mort par les intrigues du Mps. De tout ce qui précède, nous en appelons au Garant de cet accord du 2 avril 2013, le Président Idriss Déby Itno, de revenir sur la loi 17, somme toute illégale, adoptée dans des conditions troubles et sur la base d’une consultation à domicile prévue nulle part par la constitution et les textes législatifs et non par le Conseil des Ministres pour permettre au CNDP de mettre en œuvre la mission qui lui est prescrite par ledit accord à savoir «l’organisation du recensement biométrique en 2013; l’organisation des élections locales en 2014 ; l’organisation des autres élections nationales conformément à leur calendrier en 2015 et 2016». Tout porte à croire que le Mps a induit en erreur le Président Idriss Déby et le Premier Ministre Djimrangar Dadnadji. Il n’est jamais trop tard pour bien faire comme l’a fait le Président François Hollande qui revient sur la taxe écologique (ECOTAXE) qui lui tient tant à cœur.

 

N’Djaména, le 31 octobre 2013

 

Le Far/Parti Fédération, Le Coordinateur Exécutif Fédéral

Le Député Fédéraliste Ngarlejy Yorongar

Tchad:: La mort physique et clinique du CNDP est prononcée le 29 octobre 2013. A quand son enterrement et sa messe de requiem ?