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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Cameroun - Garoua: Les autorités administratives donnent un dernier ultimatum aux refugiés tchadiens pour libérer le camp de Langui
 
 

La soixantaine de refugiés vivant encore dans le camp refuse de le libérer malgré les multiples appels de l’administration.

 

Le bras de fer continue dans le camp des refugiés de Langui entre les refugiés tchadiens, qui refusent carrément de le libérer, et les autorités administratives locales. Le préfet de la Bénoué, Haman Mamoudou, vient d’effectuer une énième descente dans ce camp. La délégation que conduisait le préfet de la Bénoué avait pour mission de donner un dernier délai d’une semaine à ces refugiés pour quitter le camp et entamer leur insertion dans les quartiers de la ville de Garoua.

Officiellement fermé en décembre 2012 par le Haut Commissariat pour les Refugiés (HCR), le camp de Langui a été retrocédé aux autorités camerounaises. Les bâtiments du camp ont été repartis entre le ministère de la défense camerounaise et le ministère de la jeunesse. Le ministère de la jeunesse dans les tout prochains jours doit déjà utiliser ces bâtis pour la formation des 60 volontaires mbororos dans l’élevage, pisciculture et agriculture.

Ces réfugiés avaient fui le Tchad en 2008 à cause des conflits sociopolitiques, pour trouver refuge au Cameroun voisin, où ils étaient accueillis dans le camp des réfugiés de Langui. En décembre 2012, 1.482 réfugiés tchadiens ont regagné leur pays d'origine. A ce jour, il en reste une soixantaine qui a choisi de continuer à vivre dans son pays d'accueil, déclare David Bulambo, administrateur associé chargé des relations extérieures du HCR au Tchad.

Le programme de rapatriement volontaire assisté par le HCR, pour les réfugiés tchadiens du Cameroun, avait débuté le 7 décembre 2012. Les opérations ont été mises en place suite à un accord tripartite signé fin novembre 2012 entre le gouvernement du Cameroun, le gouvernement du Tchad et le HCR.

A ceux qui avaient choisi de rester au Cameroun, le HCR avait donné une semaine (fin décembre 2012) pour libérer le camp, car le haut commissariat pour les réfugiés devrait fermer le camp et rétrocéder les locaux aux autorités camerounaises. Les responsables du HCR et les autorités administratives de la région du Nord ont à maintes reprises fait le voyage à Langui pour expliquer cette décision aux réfugiés qui vivent encore dans le camp. Ces derniers, qui ne sont plus sous protection du HCR, devraient se faire intégrer dans la société pour leur propre prise en charge.

En refusant de quitter le camp, ces refugiés disent attendre d'obtenir leur exil aux Etats-Unis d’Amérique.

Cameroun: dernier ultimatum aux réfugiés de quitter les camps