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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Logiquement, le président tchadien n’est pas prêt à vendre des images positives du Tchad. Il se satisfait de voir son pays s’enfoncer dans la galère et le malheur. Les habitudes qu’il a prises de toujours tromper le peuple tchadien l’emprisonnent partout là il se déplace en bon habitué de la démagogie. Et même quand il s’agit d’une vérité déjà connue de tout le monde. Lors de l’attentat suicide perpétré le 23 octobre 2013 à Tessalit au nord Mali par des Kamikazes djihadistes, l’opinion internationale parle logiquement de 17 militaires tchadiens qui ont perdu la vie dans des conditions lâches, sans oublier les blessés, dont on croit qu’ils sont au nombre de six personnes ou plus. De toutes les manières, avec ce gouvernement professionnel de mensonge, personne ne saura si le bilan des morts ou des blessés s’alourdissait. La confiance entre le peuple tchadien et le régime de Dèby est morte il ya longtemps. Il ne faut plus s’attendre de meilleur de lui. La boucle est bouclée. Habitué de toujours mentir, Idriss Dèby a fait dire à son porte-parole qu’il ne s’agit que de deux soldats et pas plus de son contingent comme s’il est leur père biologique et adoptif. Oubliant que le monde est armé des moyens modernes lui permettant de détecter même les fourmis écrasées par des usagers des routes. Pourquoi Idriss Dèby continue-t-il de sous-estimer la valeur humaine des Tchadiens ? Quel plaisir goûte-t-il de rabaisser les Tchadiens à tel point que même les lézards ont plus de valeur que sa population elle-même ? Si ce n’est pas que du pire cynisme, comment peut-on faire semblant d’afficher un nombre assez réduit des soldats tués lâchement, alors qu’il s’agit là bien des êtres humains ? D’après certaines informations très fiables qui ont été recueillies par des médias locaux et internationaux auprès de sources militaires à Tessalit, non loin du site de l’attentat, cette attaque meurtrière et prévisible était survenue en plein jour dans un camp protégé par un barrage de contrôle assuré et tenu par d’imprudents militaires tchadiens. Là où les choses deviennent encore plus choquantes, c’est le fait que beaucoup de ces soldats tchadiens tous membres des Forces armées tchadiennes en Intervention au Mali(FATIM), liquidés comme des voraces par les djihadistes étaient en pleine discussion relative à leurs pénibles conditions de vie au Mali.Pendant que le président lui-même et les autres membres du gouvernement se servent copieusement de l’argent des contribuables comme bon leur semble. Dèby se permet même à attribuer des bourses des thèses de doctorat à ses parents étudiants, en sachant bien qu'ils n’ont même pas encore fini de présenter leurs mémoires de Masters.Certains membres de son ethnie se trouvant en occident ou ailleurs reçoivent des bourses d’études, alors qu’ils ne sont mêmes pas étudiants. Sans se soucier des urgences comme si le Tchad n’appartenait qu’à eux seuls. Sous d’autres cieux, un seul cas de mort, c’est tout le pays qui bouche et pleure le disparu. Au Tchad, seuls les proches des disparus qui pleurent leurs morts. Et d’ailleurs, il arrive parfois à l’État tchadien de cacher la vérité aux parents des disparus en leur disant que leurs proches se portent bien, alors qu’ils ne sont plus de ce monde. Leurs corps sont enterrés dans des fosses communes comme de bons larrons en interdisant à ceux qui ont assisté à l’enterrement de tenir dans un secret absolu les tristes nouvelles. Et finalement cela nous amène souvent à nous poser des questions sur la durée de ce régime. Jusqu’à quand les Tchadiens subiront-ils encore les multiples mensonges d’Idriss Dèby ? Surtout que les actions des djihadistes continueront toujours à viser le Tchad tant que les soldats tchadiens sont encore en terre malienne. Dèby sait bien qui, il a à faire. Ce ne sont pas ses mensonges qui protègeront les soldats tchadiens des attentats suicides. Il vaut mieux qu’il apprenne à dire la vérité à son peuple, bien avant que l’histoire le lui apprenne à dire la vérité comme un enfant avec ses premières syllabes scolaires. Car le jour où le peuple décidera, il obtiendra tout ce dont il a besoin. Et ça sera le jour de la vérité et son départ forcé du pouvoir.

Ahmat Zéïdane Bichara, prix Lorenzo Natali 2006

Source: http://zeidane.over-blog.fr/article-a-quelque-chose-le-malheur-qui-frappe-le-tchad-est-vu-comme-un-avantage-par-idriss-deby-120789055.html