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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

  

Le Tchad, vaste pays d’Afrique centrale, de surcroît enclavé (1 284 000 km2) a une population  de 11 274 106 habitants selon le RGPH2. Le sex ratio est à l’avantage des femmes (50,7%). Le taux d’accroissement annuel est de 3,6% soit un doublement de la population en moins de 20 ans. 

 

Les moins de quinze ans représentent près de 48% de la population qui est très inégalement répartie sur le territoire. 

Les indicateurs démographiques sont alarmants (taux de fécondité (5,6), taux de mortalité général, maternel et infantile très élevés) et un taux de croissance économique excédant rarement  de plus d’un point celui de la croissance démographique. 

La société tchadienne, à dominance patriarcale, assigne des rôles différents aux filles et aux garçons et ce dès leur bas âge. Ces  pratiques culturelles ont notamment pour conséquences l’inégalité dans l’accès au savoir et aux opportunités économiques et politiques en défaveur de la femme. Dans ce contexte, les questions de genre restent un défi majeur.  

En prélude à la publication demain mercredi du  rapport annuel intitulé « La Mère – Enfant/ Face aux défis de la grosses chez l’adolescente » , le Fonds des Nations pour la Population (FNUAP), a tenu à Paris, un point de presse dans les locaux  du ministère français des affaires étrangères, un point de presse.

Selon le représentant du Fnuap, des résistances sont observées au Tchad où  les autorités  ne sont pas enclines de faire des efforts pour améliorer la santé de la reproduction. Pour 12 millions des populations,  le Tchad possède seulement 15 gynécologues, effectifs  insuffisants  pour couvrir les besoins de l’ensemble du territoire national.

Toutefois, notons que le Tchad à l’instar des autres pays est signataire des divers instruments et textes internationaux qui garantissent les droits de l’Homme. Pour ce faire, le pays est engagé à intégrer dans ses programmes de lutte contre la pauvreté humaine l’éradication de toutes formes de violences faites aux femmes. Or, les problèmes des droits de la femme se posent toujours dans le pays.

Le pétrole

 

L’avènement de l’ère pétrolière a été considéré comme une opportunité unique de progresser dans la voie  du développement humain étant donné que les revenus de l’Etat allaient doubler et que 80% de ceux-ci  devaient être affectés aux secteurs prioritaires du développement humain de la santé, de l’éducation, du  développement rural et des infrastructures. On tablait à l’époque sur une

 Exploitation pétrolière  rapportant dans les quinze prochaines années une croissance en termes réels de l’économie et des revenus  de l’Etat permettant de réduire la pauvreté.

 

La paupérisation décrite plus haut est exacerbée par le problème des faiblesses dans la gestion du

Développement c’est-à-dire dans l’élaboration et l’exécution des programmes de relance économique et de  redistribution sociale. La mobilisation insuffisante des ressources publiques et leur répartition inadéquate. La dégradation continue de l’environnement économique, politique, et

Physique du pays.

Pourtant, l’argent du pétrole aurait dû être investi pour former des médecins spécialisés en gynécologie en vue de remédier aux grossesses précoces et avortements à risques dont son victimes des filles de moins de 15 ans.

 

 

Le Tchad face aux défis de la santé de la reproduction (rapport du fnuap)